« Protéger ses reins, c’est aussi maintenir son cœur et ses vaisseaux en bonne santé » ! C’est en quelque sorte le message adressé par une équipe internationale qui confirme les relations étroites entre les affections rénales et cardiovasculaires.

Le Br Bernadette Thomas (Université de Washington) et des dizaines de médecins à travers le monde ont étudié la mortalité et la morbidité liées aux maladies rénales dans 188 pays, entre 1990 et 2013. Au cours de cette période, 2,2 millions de personnes, ce qui représente 4% de la mortalité globale, sont décédées des conséquences d’une affection des reins.

Dans plus d’un cas sur deux, le décès était en fait attribué à une cause cardiovasculaire. Les auteurs citent l’insuffisance cardiaque, l’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral (AVC). Comme l’explique l’Inserm sur son site internet, « des reins malades peuvent longtemps donner l’illusion d’un fonctionnement normal alors qu’ils altèrent le métabolisme général en provoquant l’accumulation de toxiques, de déchets métaboliques ou encore de sels minéraux en raison d’une mauvaise filtration ». Par exemple, « l’accumulation de sel dans l’organisme et la sécrétion exagérée d’hormones hypertensives par le rein s’accompagnent alors le plus souvent d’une augmentation de la pression artérielle ». Laquelle accélère aussi les lésions du rein…

Hypertension, calcium, phosphore…

De la même façon, les malades rénaux, présentent des troubles au niveau de l’absorption du calcium et une accumulation de phosphore dans le sang. Les artères peuvent alors être le siège de calcifications réduisant leur calibre avec des conséquences cardiovasculaires.

Rappelons enfin que le diagnostic d’insuffisance rénale repose sur la mesure de trois paramètres importants : le taux de créatinine dans le sang, d’albumine dans les urines et la tension artérielle. Quant au dépistage, il cible les hypertendus donc, les patients souffrant d’une maladie cardiovasculaire, les diabétiques, les plus de 65 ans ou les patients sujets aux infections urinaires à répétition. A la moindre question, interrogez votre médecin traitant.

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