Médicament : un mauvais usage dangereux… et coûteux

[22 mars 2018 - 14h31] [mis à jour le 22 mars 2018 à 16h52]

Chaque année, 10 000 décès et 130 000 hospitalisations liés à un mauvais usage du médicament sont rapportés en France. Ce 22 mars, 10 propositions ont été soumises au ministère en charge de la santé pour lutter contre ces accidents souvent évitables.

En France chaque année, le mauvais usage du médicament est responsable de 10 000 décès, 130 000 hospitalisations et 1,3 million de journées d’hospitalisations. Et « dans 45 à 70% des cas, ces accidents seraient évitable », rapporte le Collectif du bon usage du médicament. Ce dernier vient de proposer au ministère de la Santé 10 mesures pour lutter contre ce fléau :

« Fixer un objectif de réduction des décès et des hospitalisations dus au mauvais usage du médicament, à 5 ans » ;

« Créer un Observatoire du bon usage du médicament » ;

« Renforcer la formation de tous les professionnels de santé » ;

« Encourager la coopération médecins-pharmaciens au travers du Développement Professionnel Continu » ;

« Sensibiliser les jeunes et les salariés via le Service Sanitaire » ;

« Relancer les campagnes d’information grand public portées par les autorités de santé » ;

« Généraliser dans les logiciels d’aide à la prescription, la détection des interactions médicamenteuses provenant de multi-prescriptions » ;

« Accélérer, via le DMP (Dossier Médical Partagé), la mise à disposition des outils de partage des données de patients entre professionnels de santé et œuvrer à leur bonne utilisation » ;

« Rendre inter opérables les messageries sécurisées entre professionnels de santé (ville/hôpital) » ;

« Mettre en place un numéro vert à destination des médecins. »

Le Collectif a mené plusieurs campagnes de prévention auprès des seniors*. Et ces efforts de sensibilisation ont généré 185 millions d’euros d’économie entre 2015 et 2016. La consommation de médicaments a en effet diminué, tout comme le nombre de mauvaises interactions.

A noter : le Collectif réclame par ailleurs d’instaurer le 22 mars comme « journée nationale du bon usage du médicament ».

* « Une utilisation de médicaments inappropriés a été retrouvée chez 53,5 % des patients de plus de 75 ans. »

Partager cet article