Chaque année en France, entre 1 000 et 1 500 sportifs professionnels ou amateurs sont victimes d’une mort subite. Soit plus de 3 par jour ! Le football, le cyclisme et la course à pied sont les disciplines qui recensent le plus de cas. En majorité, les sportifs ont moins de 35 ans et souffrent d’une malformation cardiaque qui était passée inaperçue.

La cause de ces accidents n’est donc pas liée au sport pratiqué mais à la préexistence d’une pathologie cardiovasculaire (90%) passée inaperçue.

Quelles causes ?

Avant 35 ans, de nombreuses pathologies peuvent être en cause. L’Académie nationale de médecine cite toutefois les cardiomyopathies hypertrophiques et les cardiopathies arythmogènes du ventricule droit. Après 35 ans, le tableau est dominé par les complications liées à une affection coronaire athéromateuse.

Quelle prévention ?

La prévention passe donc par un meilleur dépistage de ces maladies. C’est pourquoi, de nombreux professionnels de santé se montrent favorables à la pratique d’un électrocardiogramme (ECG) de repos systématique. Particulièrement chez les sportifs amateurs qui évoluent en compétition. Enfin, la généralisation des défibrillateurs dans les enceintes sportives, couplée à une meilleure connaissance des gestes de premiers secours au sein de la population générale pourraient aussi améliorer le taux de survie de ces patients. Lequel ne dépasse pas 3% à 4%.

 

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