Chaque jour dans le monde, 7 400 personnes se font mordre par un serpent. Parmi elles, entre 220 et 380 en meurent. Sans compter les survivants souffrant de handicaps dus à ces morsures. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de publier sa stratégie de lutte contre ce phénomène dramatique. Principal objectif : améliorer l’accès aux bons antidotes en fonction des pays pour faire baisser la mortalité.

Réduire le nombre de morsures de serpents venimeux et surtout améliorer leur prise en charge pour diminuer la mortalité et le  handicap associés. Voici l’objectif affiché par l’OMS dans son document stratégique publié ce 6 mai. Celles-ci constituent en effet un problème de santé publique d’ampleur reconnu depuis longtemps. Pourtant, la situation ne s’améliore guère.

Globalement, plus de 5,8 millions d’individus sont exposés au risque de se faire mordre par un serpent venimeux. Principalement dans les pays pauvres où les individus risquent une mauvaise rencontre à tout moment, en allant à l’école, en travaillant dans les champs ou simplement en se rendant aux toilettes. Au total, 2, 7 millions de morsures surviennent chaque année, entraînant entre 81 000 et 138 000 décès.

Les anti-venins, unique solution

Pour lutter contre cette situation, l’OMS propose notamment de mettre l’accent sur le développement d’anti-venins adaptés aux espèces de chaque région. Mais également sur l’accès pour tous à des antidotes sûrs et accessibles en termes de coûts. Avec pour horizon : la baisse de 50% de la mortalité et du handicap associé d’ici à 2030.

Pour y parvenir, l’organisation se propose de soutenir les laboratoires dans l’élaboration de leurs plans de production et de vente de ces produits. Tout en guidant les pays dans la régulation de la distribution (importation, vente…) de ces médicaments. Elle entend également financer la formation des professionnels de santé au traitement des morsures de serpents.

Les immunoglobulines spécifiques constituent le seul traitement parfaitement adapté contre les morsures de serpents venimeux. Ils permettent de prévenir et d’inverser les effets d’une envenimation. Ces traitements jouent un rôle essentiel dans la réduction de la mortalité et de la morbidité de ces morsures.

A noter : les morsures de serpents venimeux peuvent provoquer des paralysies pouvant empêcher la respiration, des troubles sanguins entraînant des hémorragies, des insuffisances rénales et des dommages tissulaires menant à des amputations.

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