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Mort subite : les spécialistes sonnent la mobilisation

25 février 2010

Chaque année en France, environ 1 200 personnes – en majorité de jeunes adultes– décèdent d’une mort subite « non-traumatique », en faisant du sport. Réunis récemment sous l’égide du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), médecins, chercheurs et sportifs sont bien décidés à percer les nombreuses incertitudes liées à ces « morts subites » qui n’en paraissent pas moins illégitimes. Objectif, prévention !

Intervenir sur le terrain. Comme le déplore le Pr Xavier Jouven (Hôpital européen Georges Pompidou – Paris), « 600 décès surviennent dans une enceinte sportive. Dans 99% des cas, un témoin est présent mais dans un cas sur deux, il n’intervient pas ».

Depuis plusieurs années ce cardiologue – qui est aussi épidémiologiste – milite pour l’installation de défibrillateurs dans chaque stade, gymnase et autres salles de sport du pays. « Il faut faire pression sur les pouvoirs publics, insister sur la nécessité d’installer des défibrillateurs accessibles dans tous les complexes sportifs », renchérit le Pr François Carré (CHU Pontchaillou – Rennes).

Identifier les causes. Ces spécialistes s’attaquent toutefois à un adversaire qui cache encore ses armes. « Pour prévenir les morts subites cardiaques, encore faut-il en connaître les causes », résume le Pr Paul Fornes, médecin légiste au CHU de Reims. L’expression – vague – de « cardiomyopathie génétique » est bien souvent évoquée, sans vraiment informer sur les causes précises du décès. Lesquelles d’ailleurs, ne sont pas davantage éclairées par la médecine légale.

Dans la majorité des cas en effet, les résultats de l’autopsie se résument à une réponse d’ordre judiciaire. Autrement dit, savoir si un tiers est impliqué ou non dans la mort de la victime. La santé publique elle, reste sur sa faim… Or « notre devoir est de rechercher tous les moyens de lutter efficacement contre ce fléau », conclut le Dr Alain Calmat, Président de la Commission médicale du CNOSF. En attendant, rappelons que le Club des cardiologues du Sport a édicté 10 règles d’Or pour prévenir la mort subite du sportif. Pour y accéder, cliquez ici.

  • Source : Colloque sur la mort subite non traumatique liée aux activités physiques et sportives, Paris, 26 janvier 2010

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