De quoi meurent les Français ? C’est pour répondre à cette question que Santé publique France a mené une enquête dont les résultats viennent de paraître dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Si globalement, depuis le début des années 2000, les taux de mortalité baissent, certaines pathologies tuent de plus en plus.

En 2016, plus de 579 000 décès ont été enregistrés. Sans trop de surprises, les cancers et les maladies cardiovasculaires restent les deux principales causes de mortalité (29% de cancers et 24% de maladies cardiovasculaires).

La prévention, ça paye

Globalement, le taux de mortalité toutes causes confondues continue de diminuer depuis les années 2000. En fait, les baisses les plus marquantes ont été repérées dans 3 catégories : le VIH/Sida, les accidents de transport et les cardiopathies ischémiques. Vraisemblablement grâce aux avancées aussi bien en termes de prévention que de prise en charge et de traitement des maladies.

Ainsi, la forte réduction de la mortalité par accident de la route peut notamment être attribuée aux évolutions de contrôle, comme l’implantation des radars automatiques et « probablement à l’amélioration de la qualité des véhicules, en termes de sécurité et de solidité », notent les auteurs.

Concernant les maladies cardiovasculaires, « le développement des plateaux techniques de cardiologie interventionnelle pour les cardiopathies ischémiques et surtout des unités neurovasculaires (UNV) pour les accidents vasculaires cérébraux permet une diminution de la mortalité, malgré le nombre croissant d’AVC ».

Des maladies toujours plus meurtrières

A contrario, entre les périodes 2000-2007 et 2008-2016, il existe une augmentation des taux de mortalité liés à certaines causes. Ainsi, la mortalité par cancer du pancréas a augmenté régulièrement sur la période, et ce depuis les années 1980, « malgré la baisse chez les hommes du principal facteur de risque connu : le tabagisme ».

Autre accroissement, celui des décès par cancer du poumon chez les femmes. Lequel s’explique « par un effet retardé de l’augmentation de la consommation tabagique ».

Enfin, la mortalité par mélanome augmente chez l’homme et reste stable chez la femme alors que les méthodes permettant sa prévention sont connues. « La sensibilisation du public, notamment des enfants, devrait permettre une diminution de l’incidence et de la mortalité par mélanomes et autres cancers de la peau » dans les années à venir.

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