Deuxième cancer hématologique, le myélome touche plus de 5 000 Français chaque année et ne bénéficie pas de traitements permettant une guérison complète. Des chercheurs toulousains viennent pourtant de faire le lien entre ce type de cancer et une certaine molécule inflammatoire. De quoi laisser entrevoir la possibilité de nouvelles prises en charge.

Le myélome multiple est une hémopathie maligne, aussi appelé cancer de la moelle osseuse. Il se caractérise par la prolifération excessive dans la moelle osseuse d’un type de globule blanc nommé plasmocyte. Se manifestant par d’intenses douleurs osseuses et des fractures généralisées, il est l’un des rares cancers dont l’incidence est en augmentation.

Des chercheurs de Toulouse* viennent pourtant de découvrir une nouvelle stratégie de traitement ciblée sur des marqueurs inflammatoires. Ils ont ainsi montré – à partir des données de 152 patients – qu’une molécule inflammatoire nommée d’interleukine 18 (IL-18), diminuait les défenses immunitaires et empêchait les cellules T immunitaires d’identifier et de détruire les cellules cancéreuses.

Un espoir de traitement

En clair, un taux élevé d’IL-18 favorise le développement du myélome dans la moelle osseuse. Par ailleurs, cet IL-18 limite l’efficacité des traitements actuels.

Or il est possible de neutraliser cette interleukine grâce à des anticorps monoclonaux ou des inhibiteurs pharmacologiques. « Bloquer cette molécule pourrait donc permettre de traiter le patient de manière plus efficace », expliquent les scientifiques. Lesquels vont s’atteler à déterminer si ce type de phénomène est retrouvé dans d’autres cancers « comme ceux du sein et de la prostate susceptibles de s’installer aussi dans la moelle osseuse ».

*Centre de recherches en cancérologie de Toulouse et Institut universitaire du cancer de Toulouse

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