Myélome multiple : réduction de 44% du risque de décès ou de progression

[12 décembre 2018 - 11h26] [mis à jour le 12 décembre 2018 à 11h56]

Un anticorps monoclonal, le daratumumab, a démontré son intérêt dans le traitement du myélome multiple, en première ligne. C’est-à-dire dès le diagnostic. Cette approche thérapeutique peut être proposée en particulier aux malades ne pouvant pas bénéficier d’une autogreffe de cellules souches. Une découverte révélée lors du Congrès de l’American Society of Hematology (ASH), organisée à San Diego du 1er au 4 décembre. Une bonne nouvelle contre ce cancer de la moelle osseuse.

Déjà indiqué contre le myélome multiple après au moins une première ligne de traitement, le daratumumab a désormais fait ses preuves dès le diagnostic de la maladie. En particulier chez les malades ne pouvant prétendre à une autogreffe de cellules souches.

Ainsi, cet anticorps monoclonal a été testé en première ligne, en association avec la lénalidomide et la déxamethasone, en comparaison avec ces deux mêmes molécules constituant à ce jour le traitement de référence dans cette indication. Le Pr Thierry Facon du CHU de Lille, a présenté les premiers résultats de cette étude internationale intitulée MAIA, menée sur 737 patients.

Moins de maladie résiduelle, meilleur pronostic

Résultats, les patients sous le traitement incluant le daratumumab en première intention ont montré une réduction significative du risque de progression de la maladie et du risque de décès, de l’ordre de 44%.

De plus, ces bons résultats sont renforcés par une incidence de maladie résiduelle divisée par trois dans ce groupe. Une avancée permise par une nouvelle manière d’évaluer la qualité de la réponse thérapeutique : détecter le nombre de cellules malignes persistantes – même en très petite quantité – dans la moelle osseuse après traitement. Dans cette étude, le pourcentage de patients présentant une maladie résiduelle indétectable* était de 24% dans le groupe daratumumab, contre 7% dans le groupe contrôle.

« Ces résultats soutiennent l’idée selon laquelle ce traitement devrait devenir le nouveau standard pour les patients atteints de myélome multiple et ne pouvant bénéficier d’une autogreffe de cellules souches », conclut le Pr Facon

A noter : plus de 5 000 nouveaux cas de myélome sont diagnostiqués chaque année en France.

*moins d’une cellule cancéreuse sur un million de cellules nuclées, après traitement

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