Nutrition : ces recommandations bonnes pour le cœur

[13 novembre 2013 - 16h50] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h59]

Des fruits et légumes pour réduire le risque de maladies chroniques. Des produits laitiers pour maintenir une bonne densité osseuse… Ces recommandations – aujourd’hui bien connues – sont extraites du Programme national nutrition santé (PNNS). Elles sont élaborées à partir de produits bien précis aux vertus bien particulières. Pour autant que sait-on vraiment si l’on associe tous ces bienfaits ?  Des chercheurs français apportent un éclairage nouveau.

Camille Lassale et ses collègues de l’unité 557 INSERM/INRA/CNAM (Bobigny) se sont intéressés au « syndrome métabolique ». Ce dernier double le risque de maladies cardiovasculaires et multiplie par cinq celui de diabète de type 2. Tour de taille, taux de triglycérides sanguin, de HDL cholestérol, glycémie à jeun et pression artérielle. Lorsqu’au moins trois de ces paramètres sont trop élevés, le syndrome est avéré.

Pour évaluer le risque de ce trouble en fonction des habitudes alimentaires, les chercheurs se sont appuyés sur les données de la cohorte NutriNet. Ainsi, 7 902 adultes qui avaient déjà détaillé leurs consommations alimentaires, ont accepté de se rendre à une visite médicale et de donner un échantillon de leur sang.

Les scientifiques ont attribué une « note » à chacun d’entre eux, en fonction de leur degré d’adhésion aux différentes mesures du PNNS : consommation de fruits et légumes, de féculents, de poisson, activité sportive… Ils ont également évalué la présence d’un syndrome métabolique à partir de leurs données cliniques et biologiques.

Résultat – sans grande surprise – « plus les recommandations du PNNS sont respectées et plus le risque de syndrome métabolique diminue, en particulier chez les hommes. Et ce indépendamment de l’âge, des apports énergétiques totaux, du statut tabagique ou encore du niveau socioprofessionnel ».

Mais à y regarder de plus près, certaines mesures particulières ont présenté un intérêt plus notable. En particulier la consommation :

  • de plus de cinq fruits et légumes par jour ;
  • de produits céréaliers complets (au lieu de farine blanche) ;
  • réduite d’alcool ;
  • réduite de sel.

Sans oublier bien entendu une activité physique quotidienne supérieure à une demi-heure.

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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