Offrir du Slime à Noël : des précautions s’imposent

[14 décembre 2018 - 14h21] [mis à jour le 14 décembre 2018 à 14h27]

Les autorités réitèrent leur appel à la prudence concernant le Slime. Cette pâte à manipuler très à la mode chez les enfants et les adolescents a de grandes chances de se trouver sous de nombreux sapins le 25 décembre.

Certains jouets, pourtant très populaires, peuvent exposer à des risques pour la santé. C’est le cas du désormais célèbre Slime, cette pâte à malaxer gluante et élastique. « Une manipulation répétée et prolongée de cette pâte peut provoquer des irritations et allergies cutanées parfois sévères », rappellent l’Anses, la DGS et la DGCCRF.

En mai dernier, une première alerte avait été lancée à la suite de remontées de cas de lésions cutanées par les Centres antipoison, le réseau de vigilance en dermato-allergologie Revidal-Gerda et le réseau AllergOS. La préparation « maison » expose tout particulièrement à un contact direct avec des produits détournés de leur usage, comme les lessives et les colles.

Or « ces produits contiennent des substances pouvant présenter une toxicité pour la santé, comme notamment l’acide borique, substance classée reprotoxique (toxique pour la fertilité et le développement embryofœtal) », souligne l’Anses.

Les formes prêtes à l’emploi pas dénuées de risque

En principe, « les formes prêtes à l’emploi ou les coffrets mis sur le marché en tant que jouets évitent l’utilisation détournée de produits chimiques », indique l’Anses. Toutefois, dans le cadre de ses contrôles destinés à écarter du marché les jouets non conformes à la réglementation, la DGCCRF a constaté une teneur en bore supérieure à la limite autorisée dans 14 produits sur 44 analysés en 2018. Ceux-ci ont d’ores et déjà été retirés du marché et rappelés.

Les parents et l’entourage des utilisateurs sont en outre invités à veiller au respect des précautions d’emploi qui accompagnent les jouets. Enfin, « les autorités sanitaires rappellent que la manipulation répétée et prolongée de cette pâte n’est pas dénuée de risques pour la santé », conclut l’Anses.

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