Deux chercheurs américains dénoncent les biais de certaines études concernant la sécurité des semences transgéniques. Le Pr. Anthony M. Shelton de la Cornell Université (Etats-Unis), et Richard T. Roush de l’Université d’Adelaide (Australie) estiment que le public est « abusé par des travaux qui ne correspondent à aucune réalité ni sur le terrain ni même en milieu de laboratoire . » Ces deux spécialistes du monde des insectes – l’un et l’autre sont entomologistes – dénoncent trois études qui démontrent le danger de ces semences pour certaines parties du règne animal. Ils soulignent qu’elles peuvent être à l’origine des difficultés rencontrées par le maïs trangénique auprès de l’Union européenne et des autorités japonaises.

Ils s’inquiètent également « du courant d’opinion qui (aux Etats-Unis mêmes) réclame un moratoire sur l’extension de ces cultures. » Il est probable que cette démarche ne procède pas que d’une simple querelle d’experts. Les intérêts en jeu sont considérables. Pas autant néanmoins que celui de la Santé publique. Pour rassurer l’opinion ces semences devraient faire l’objet d’études de longue durée dans les conditions réelles d’utilisation, avec toutes les garanties d’objectivité comme c’est le cas pour les médicaments. En attendant que tel soit le cas, les responsables de la Santé publique en Europe comme au Japon, sont fondés à s’en tenir aux règles du principe de précaution.

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