C’est l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) qui alerte : les métiers du soin et de la prothésie ongulaire favorisent l’exposition aux produits chimiques dangereux et aux troubles musculo-squelettiques. Les professionnels sont incités à changer leurs habitudes.

Pose de vernis classiques ou semi-permanents, de faux ongles, « nail art »… Autant d’activités quotidiennes des prothésistes ongulaires, qui les exposent à des produits chimiques dangereux. L’INRS estime que 75% des maladies recensées dans les consultations spécialisées sont des allergies, cutanées dans 48% des cas et respiratoires dans 27% des cas.

En cause : les monomères, méthacryliques, formaldéhydes, composés organiques volatiles… contenus dans les résines, vernis, colles ou dissolvants utilisés tous les jours par les prothésistes ongulaires. Sans oublier les poussières émises lors des opérations de ponçage et de limage des ongles. Après les coiffeurs, ces autres professionnels des soins esthétiques sont donc encouragés à faire évoluer leurs pratiques. En remplaçant les solvants et résines nocifs par des produits moins dangereux d’abord. Mais aussi en garantissant une bonne ventilation des locaux, voire en équipant les salariées – le métier est très majoritairement féminin – de gants, lunettes de protection ou masques.

Douleurs au dos et aux articulations

Les troubles musculo-squelettiques représentent quant à eux 15% des maladies recensées dans les consultations spécialisées, révèle l’INRS. Ils sont provoqués par le travail en position statique, les mouvements répétitifs ou encore l’utilisation d’équipements vibrants (polisseuse, ponceuse…). Douleurs dorsales, aux bras et au cou sont les plus courantes. Pour y remédier, les employeurs sont invités à investir dans des équipements ergonomiques, des outils légers, et à ménager des temps de récupération pour leurs salarié.e.s. Idéalement, entre chaque client.e.

A savoir : L’INRS met à disposition l’outil OiRA pour aider les professionnels à évaluer les risques au sein de leurs entreprises et à bâtir leurs plans d’actions de prévention.

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