Le 10 novembre dernier, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a dressé un bilan de santé des 35 pays qui la composent. L’occasion de s’attarder sur la situation de la France. Laquelle fait office de bon élève en matière de qualité de soins… mais aussi de cancre, notamment pour ce qui est de la vaccination infantile.

L’édition 2017 du Panorama de la santé indique que « depuis 1970 l’espérance de vie à la naissance a progressé de plus de 10 ans dans tous les pays de l’OCDE pour atteindre une valeur moyenne de 80,6 ans ». Sur ce point, la France se situe bien au-dessus de la moyenne puisque l’espérance de vie atteint 82,4 ans.

Par ailleurs, la haute qualité des soins dans notre pays est démontrée notamment par le taux de survie au cancer du côlon (63,7%, contre 62,8% en moyenne dans l’OCDE) et le faible taux de mortalité par crise cardiaque (39 pour 100 000 habitants contre 112 pour l’OCDE).

Vaccination, tabac, alcool : les points faibles de la France

Voilà pour les bonnes nouvelles. Car sur différents aspects, l’Hexagone se montre à la traîne, notamment en ce qui concerne la vaccination infantile. Ainsi, « 9% des enfants d’un an ne sont pas vaccinés contre la rougeole (5% dans les autres pays de l’OCDE). La France est également en avant-dernière position pour la vaccination infantile contre l’hépatite B ». Prenant acte de ces résultats, la ministre en charge de la Santé, Agnès Buzyn, explique que ces chiffres la confortent dans « le fait de rendre obligatoire au 1er janvier 2018 les 8 vaccins de la petite enfance recommandés ».

Pour ce qui est de la consommation de tabac et/ou d’alcool, le comportement des Français n’est guère plus reluisant. La prévalence du tabagisme est particulièrement préoccupante avec 19% des jeunes de 15 ans déclarant fumer au moins une fois par semaine (contre 12% en moyenne dans l’OCDE) et 22,4% de la population qui déclare fumer quotidiennement (18,4% pour l’OCDE). Là encore, le chiffre est suffisamment parlant pour justifier une hausse des prix du tabac (qui devrait atteindre les 10 euros en 2020).

Enfin, la France se classe parmi les pays consommant le plus d’alcool avec 11,9 litres d’alcool pur par an et par habitant, contre 9 litres en moyenne dans l’OCDE. Rappelons que parmi les facteurs de risque de cancers évitables, l’alcool tient une place de choix. Au total chaque année, ce sont plus de 15 000 décès par cancer qui lui sont imputables. Une prise de conscience s’impose…

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