Papillomavirus humains: vers une vaccination universelle ?

[20 mars 2019 - 16h43] [mis à jour le 20 mars 2019 à 16h46]

Plusieurs Académies (dont celles de chirurgie, de médecine et de pharmacie), Collèges et Syndicats médicaux lancent un appel pour une politique plus ambitieuse contre le papillomavirus humain (HPV), responsable notamment de nombreux cas de cancers. Ils demandent par exemple que les garçons, comme les filles, soient vaccinés.

Le papillomavirus est responsable de nombreux cancers (col de l’utérus, pharynx, anus…) et d’autres maladies touchant la femme et l’homme. Il existe bien une vaccination anti-HPV recommandée aux filles de 11 à 14 ans, aux hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes, jusqu’à 26 ans et aux patients immunodéprimés.

Mais « cette politique de prévention peine à atteindre ses objectifs », alertent 50 Académies, Collèges, Sociétés et Syndicats médicaux. «  La couverture vaccinale chez les jeunes filles avoisine les 20%. Elle est insuffisante. Dans ces conditions (…) les jeunes garçons, qui ne bénéficient ni de la vaccination, ni d’une protection indirecte via une couverture vaccinale élevée chez les filles (immunité de groupe), ni d’un dépistage, sont particulièrement exposés au risque d’infection par les papillomavirus. »

Agir vite !

Dans ce contexte, le collectif appelle de façon urgente à ce que soit « organisé un dépistage efficace, que soit rétablie la vérité scientifique et donc la confiance vis-à-vis de ces vaccins actifs et très bien tolérés et que soit lancée une vaccination universelle gratuite ou remboursée ». En clair, proposer à toutes et tous, filles et garçons, un accès équitable à la vaccination HPV. Cela renforcerait le phénomène d’immunité de groupe, les garçons vaccinés se protégeant et protégeant indirectement les filles.

« La France ne doit pas rester attentiste à prévenir ces cancers évitables », concluent les signataires. « A chacun aujourd’hui de prendre ses responsabilités ».

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