Parce que le paracétamol reste le premier antalgique utilisé en France et qu’il ne s’agit pas d’un produit anodin, l’ANSM lance jusqu’au 30 septembre, une consultation publique. Objectif : déterminer le message d’alerte à apposer sur chaque boîte pour prévenir  des risques d’une consommation excessive.

Disponible en libre accès, le paracétamol ne doit pas être pris n’importe comment. Le récent décès de Naomi Musenga– lié à une intoxication à cette molécule –  nous rappelle qu’un non-respect de la posologie peut avoir des conséquences gravissimes, notamment sur le foie. « La mauvaise utilisation du paracétamol est la 1ère cause de greffe hépatique d’origine médicamenteuse en France », rappelle l’Agence nationale de Sécurité de Médicament (ANSM). Laquelle lance une consultation publique.

En cliquant sur ce lien, vous pouvez participer en donnant votre avis sur les futurs messages d’alerte qui seront apposés sur les boîtes de paracétamol. Par exemple : « SURDOSAGE = DANGER : Un surdosage en paracétamol peut endommager le foie d’une manière irréversible. Ne pas prendre un autre médicament contenant du paracétamol ». Vous avez jusqu’au 30 septembre pour voter.

En attendant, l’ANSM rappelle quelques recommandations de bon usage. A savoir :

  • Respecter la dose maximale quotidienne et la durée de traitement recommandée ;
  • Vérifier la présence de paracétamol dans les autres médicaments (utilisés pour douleurs, fièvre, allergies, symptômes du rhume ou état grippal) ;
  • Alerter les populations particulières (moins de 50kg, insuffisance hépatique légère à modérée, insuffisance rénale sévère, alcoolisme chronique…) ;
  • Déclarer un effet indésirable sur signalement-sante.gouv.fr.

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