Pas de paquet neutre pour les médicaments

[05 juin 2018 - 17h13] [mis à jour le 05 juin 2018 à 17h14]

Pour lutter contre les erreurs médicamenteuses, l’ANSM rappelle ses recommandations aux fabricants. Ceux-ci sont incités à améliorer la présentation des informations apposées sur les conditionnements afin de mieux informer les patients. Toutefois, aucune contrainte ne leur est imposée. Et l’objectif n’est pas le paquet neutre pour les médicaments.

Surdosage du fait de la prise de deux médicaments avec la même substance active mais de marques différentes, confusion entre deux dosages ou deux médicaments d’une même marque, prise d’un médicament mal conservé… « L’ANSM est régulièrement destinataire de signalements d’erreurs médicamenteuses en lien avec le conditionnement ou le nom des médicaments », indique l’agence.

C’est pourquoi en février 2018, elle a publié des recommandations destinées aux industriels relatives aux noms et à l’étiquetage des médicaments délivrés avec ou sans ordonnance. Objectif donc, « faciliter l’identification du médicament et améliorer la visibilité, la lisibilité et la compréhension de son étiquetage, notamment des informations garantissant la sécurité des patients ».

Par quels moyens ?

Aucune information complémentaire n’est exigée de la part des fabricants de médicaments, mais plutôt un choix plus judicieux concernant « l’emplacement des mentions sur les différentes faces des boîtes, sur le choix de la police et de la taille d’écriture, sur les couleurs et sur l’apposition de pictogrammes », explique l’ANSM. Dans le détail, les industriels sont incités à « mettre en exergue la substance active, le dosage et d’autres informations comme notamment la voie d’administration, la population cible sur la face principale de la boîte ». Sans aucun caractère obligatoire.

D’ailleurs, le « paquet neutre » n’est pas l’objectif des autorités sanitaires. Selon l’ANSM, « les chartes graphiques et signes distinctifs, (couleurs, visuels) qui sont des éléments nécessaires à l’identification et au bon usage, ne disparaîtront pas des étiquetages ».

A noter : l’OMS estime que les erreurs médicamenteuses représentent 1% des dépenses en santé au niveau mondial.

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