Utilisés pour arrêter de fumer, les patchs nicotiniques aident à ‘tenir le coup’ pendant la journée. Et dès lors que leur prescription est adaptée, « ces substituts sont tout aussi efficaces la nuit pour pallier le manque »,  précise le Dr Marie-Pierre Humeau, pneumologue et médecin du sommeil à Nantes.

Contenue dans le tabac, la nicotine crée une dépendance chez 85% des fumeurs, alors que 15% des consommateurs d’alcool deviennent alcooliques, et moins de 5% des fumeurs de cannabis présentent une conduite addictive. « Le risque de dépendance au tabac est tel, que beaucoup de fumeurs en cours de sevrage tabagique cèdent à la tentation, même après des semaines d’abstinence », détaille le Dr Marie-Pierre Humeau.

« Ce risque survient souvent en soirée ou pendant la nuit, particulièrement chez les ‘gros fumeurs’ ».  Pour les plus anxieux ou les patients sujets aux troubles du sommeil, le Dr Marie-Pierre Humeau recommande donc de pallier le manque de nicotine en gardant un patch la nuit. Et préconise précisément l’application de :

  • Patchs de 24 heures, pour éviter de se réveiller la nuit avec l’envie de fumer ;
  • Patchs de 16 heures, pour réduire la sensation de manque de nicotine au réveil, mais aussi améliorer la qualité du sommeil.

Calmer l’envie de fumer

Enfin, précisons que l’usage du patch la nuit ne présente pas de danger. « Malgré ses fortes propriétés addictives, cette substance n’est pas toxique. Seul un mauvais dosage peut s’avérer nocif ». D’où l’intérêt de suivre avec vigilance les prescriptions de votre médecin. Le taux de nicotine contenu dans les patchs varie en effet selon les marques de fabrication. « Il est plus sûr de se référer à la mention dosage fort, moyen ou faible », conclut le Dr Marie-Pierre Humeau.

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