Selon l’Unicef, le nombre de décès survenus avant l’âge de 5 ans a diminué depuis 25 ans. En revanche, la mortalité enregistrée avant le premier mois de vie reste encore importante. Notamment en raison des disparités régionales. Ainsi, chaque année dans le monde, un million de nouveau-nés meurent le jour de leur naissance.

« En 25 ans, le nombre de décès chez les enfants de moins de 5 ans a été divisé par deux », note l’Unicef dans son rapport publié ce 20 février. En revanche, la mortalité néonatale, enregistrée dans le premier mois de vie des nourrissons, elle, ne recule pas. « Chaque année, 2,6 millions de nouveau-nés ne survivent pas à leur premier mois de vie.»

L’Afghanistan, le Pakistan et la République centrafricaine sont les pays les moins bien lotis. A l’inverse, les nouveau-nés sont le plus en sécurité au Japon, en Islande, à Singapour, en Finlande et en Estonie. La France ne figure pas parmi les 11 pays les plus sûrs.

Disparités de la sécurité pendant l’accouchement

Le rapport de l’Unicef relève ainsi l’importante disparité du niveau de sécurité à la naissance entre les Etats. « Les bébés nés dans les pays les plus sûrs ont jusqu’à 50 fois moins de risques de mourir au cours de leur premier mois de vie. » A ce titre, huit pays sur dix enregistrant les taux de mortalité néonatale les plus élevés se trouvent en Afrique subsaharienne.

Au total, la mortalité néonatale dans les pays à faible revenu s’établit à 27 décès pour 1 000 naissances. Contre 3 pour 1 000 dans les pays à revenu élevé. « Les naissances prématurées, les complications pendant la grossesse et des infections telles que la pneumonie et la septicémie sont responsables de 80% des décès néonatals. »

« Sachant que la majorité de ces décès peut être évitée, nous manquons à l’évidence à nos devoirs envers les bébés les plus pauvres », atteste Henrietta H. Fore, directrice générale de l’Unicef. Ces données dépendent « de l’accès à des sages-femmes qualifiées, au recours (…) à l’utilisation d’eau salubre, de désinfectants, l’allaitement dans l’heure suivant la naissance, le contact peau à peau et une bonne alimentation ».

A noter : « si chaque pays parvenait à ramener son taux de mortalité néonatale au niveau moyen des pays à revenu élevé d’ici à 2030, 16 millions de vies pourraient être sauvées. »

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