Ségolène Royal, ministre en charge de l’Environnement, a présenté ce 14 février plusieurs mesures visant à réduire l’usage des pesticides. Des composés chimiques d’ailleurs de moins en moins utilisés par les collectivités et les jardiniers amateurs. En effet, leur usage a diminué de 14% depuis 2015.

Ce 14 février, la ministre de l’Environnement a dévoilé le visuel de sa campagne d’information, « Zéro pesticide, c’est mille fois mieux pour ma santé et ma planète ». A cette occasion, elle a présenté de nouvelles mesures. Ainsi à partir du 1er septembre 2018, les produits phytopharmaceutiques à base de néonicotinoïdes (produits toxiques utilisés comme pesticides) et des semences contenant cette substance seront interdits.

Le système nerveux pris pour cible

Depuis plusieurs années, il est avéré que lors de leur pulvérisation, ces pesticides engendrent des effets néfastes pour la santé des abeilles. « Plus récemment », explique le ministère, « des publications scientifiques ont soulevé également la question de l’impact sur l’organisme humain. L’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a ainsi confirmé, le 17 décembre 2013, que deux insecticides néonicotinoïdes – l’acétamipride et l’imidaclopride – peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain ».

Par ailleurs, le ministère a publié un « guide des solutions » dédié aux communes. Rappelons en effet qu’elles doivent depuis le 1er janvier 2017, ne plus utiliser de produits chimiques pour l’entretien de leurs espaces verts et de leur voirie. C’est aussi le cas de l’Etat et des établissements publics.

En savoir plus

Guide Zéro Pesticides


- 14 février 2017

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