Les accidents liés à l’utilisation du robot chirurgical da Vinci sont-ils sous-déclarés ? C’est ce que suggérait une étude américaine publiée en août dernier. En France, l’ANSM vient justement de réaliser une étude de matériovigilance pour « mieux connaître les risques associés ». Le résultat est rassurant, à priori… Seule une trentaine d’accidents a été rapportée, sur 17 000 interventions.

Mis sur le marché en 2000, le robot da Vinci est composé d’une console de commande pilotée par le chirurgien, d’un chariot équipé de bras robotisés interactifs comprenant des instruments et un système d’imagerie déporté. Le nombre d’installations de machines a fortement augmenté ces dernières années. « En octobre dernier, 80 robots étaient en service en France pour 3 000 dans le reste du monde », souligne l’Agence nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de santé (ANSM).

L’accent sur la formation des chirurgiens

Celle-ci a réalisé une étude auprès de 69 établissements de santé équipés. Au total, 57% d’entre eux ont répondu, soit 39 centres.  « Une trentaine d’événements indésirables graves ont été rapportés sur plus de 17 000 interventions réalisées avec ce robot », poursuit l’agence. Laquelle cite « majoritairement des hémorragies et perforations d’organes », mais aussi des « étirements de racines nerveuses, syndrome des loges et œdèmes ».

L’ANSM évoque donc des « événements indésirables graves (EIG) peu fréquents ». En cause, elle évoque le « manque de formation » des médecins. A noter qu’une autre étude centrée sur ces robots est actuellement en cours en France. Baptisée RobotGyn, elle pourrait être publiée en 2015.

Partager cet article