La planète est malade… l’humain aussi

[08 février 2017 - 11h02] [mis à jour le 08 février 2017 à 11h12]

Les maladies infectieuses et les pathologies chroniques comme le diabète et l’obésité sont en pleine expansion. A l’échelle planétaire, leur propagation, en partie liée aux perturbations écologiques, impacte nettement l’espérance de vie. Un phénomène tel que les auteurs de l’ouvrage collectif du CNRS Ecologie de la Santé, pour une nouvelle lecture de nos maux le qualifient de « crise sanitaire ».

Optimiser la lutte contre les maladies infectieuses – vectorielles, transmises par voie aérienne ou cutanée – limiter les pathologies chroniques… Voici le programme de « l’écologie de la santé », une discipline qui permet de mesurer l’effet des facteurs environnementaux sur la santé.

Notre environnement est perturbé depuis un siècle au moins par le développement industriel, l’expansion de la démographie humaine et les modifications de l’équilibre des milieux terrestres et marins. Autant de changements accentuant la circulation des pathogènes et favorisant donc l’émergence et le développement des maladies infectieuses, responsables de 17 millions de décès par an dans le monde. C’est le cas du VIH/SIDA, de la rougeole, de la tuberculose ou encore du paludisme.

Des maux chroniques

Dans le même temps, l’évolution des modes de vie (alimentation industrielle, pollution, exposition à des molécules chimiques comme les antibiotiques et les pesticides) participent à la hausse des maladies chroniques non transmissibles comme l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Les maladies chroniques sont à elles seules responsables de 63% des décès dans le monde.

Pour en savoir plus sur ce sujet, plongez dans l’ouvrage du CNRS qui, en 12 chapitres, aborde le sujet des « Passeurs de microbes », de la « Santé in utero » en passant par la « mortelle sédentarité » et le « poids de l’alimentation ».

*Centre national de la recherche scientifique

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