Pollution atmosphérique : et le dioxyde d’azote alors ?

[08 septembre 2009 - 11h23] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h34]

La concentration dans l’air du dioxyde d’azote (NO2) émis par les véhicules diesel « n’a pas diminué en France, depuis le milieu des années 90. Et cela continue de poser des problèmes sanitaires en agglomérations ».

Ce constat de l’Agence française de Sécurité sanitaire de l’Environnement et du Travail (AFSSET) sonne comme un désaveu de la politique française en matière de lutte contre la pollution atmosphérique.

Pour combler le retard, l’Agence recommande plusieurs mesures concrètes et notamment :
– l’établissement de nouveaux outils de mesure spécifiques aux émissions de NO2, à l’instar de ce qui est fait pour les polluants organiques et les particules fines. Il faut dire qu’à ce jour, les concentrations de NO2 dans l’atmosphère sont comptabilisées au sein d’un agrégat peu fiable, celui des oxydes d’azote (NOx).
– la mise en place d’une évaluation de l’efficacité des technologies de contrôle des émissions diesel. De tels procédés existent déjà en Suisse, en Allemagne, en Autriche et aux Etats-Unis. Leur adoption ne devrait donc pas constituer un problème

Rappelons que le dioxyde d’azote est avec les particules fines, l’un des indicateurs majeurs de la pollution atmosphérique. Une importante étude européenne menée en 2006 auprès de 60 millions de personnes, a montré par ailleurs que ce Ce puissant irritant respiratoire exacerbe l’asthme, et serait à l’origine de nombreux décès.

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