Post-cancer : naissance rare après une greffe d’ovaire

[24 novembre 2016 - 11h51] [mis à jour le 24 novembre 2016 à 12h00]

Une femme ayant été traitée par chimiothérapie a donné naissance à un petit garçon. Une prouesse possible grâce à la greffe de son ovaire, conservé par les médecins tout au long du traitement de son cancer. Une technique encore rare mais efficace.

« En 2009, (une femme) atteinte d’une tumeur maligne au niveau du cou a dû être traitée par chimiothérapie », raconte le CHU de Toulouse. « Avant le traitement, un ovaire a été conservé par congélation au centre de médecine de la reproduction de l’hôpital Paule-de-Viguier. » Le traitement du cancer a induit une ménopause précoce chez la patiente. « Désirant une grossesse, (elle) a bénéficié de la greffe de son ovaire congelé fin 2014. »

Le processus a bien fonctionné puisque la patiente « a progressivement retrouvé des cycles naturels en quelques mois ». Elle a ensuite « obtenu une grossesse spontanément en décembre 2015 (et) a accouché en septembre 2016 d’un garçon en bonne santé ».

Une technique très rare

« La congélation d’ovaires ou d’ovocytes est proposée aux jeunes femmes, fillettes et jeunes filles devant bénéficier d’un traitement anti-cancéreux potentiellement toxique pour les ovaires », rappelle le CHU. En effet, autorisée par les lois de bioéthique de 2011, la vitrification de leurs ovocytes permet aujourd’hui aux patientes de préserver leur projet de maternité. « Ces techniques sont encore peu utilisées et moins de 100 naissances ont été ainsi obtenues dans le monde », conclut le CHU.

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