Accueil » Bien-être » Insolite » Pourquoi certaines personnes ont-elles tant de plaisir à se curer l’oreille ?
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Le conduit auditif, c’est-à-dire la partie creuse qui mène du pavillon de l’oreille vers le tympan, contient de nombreuses fibres nerveuses sensibles au toucher. Cela ne suffit toutefois pas à expliquer pas pourquoi se gratter l’oreille peut procurer autant de plaisir.
C’est aussi la raison du grattage qui participe à ce plaisir. En effet, le plus souvent, on ne se cure pas l’oreille juste pour le plaisir, mais parce qu’on ressent une démangeaison ou une sensation de gêne à l’intérieur de l’oreille. Quand on gratte cette zone, le cerveau reçoit un signal de soulagement, un peu comme lorsqu’on gratte suite à une démangeaison au niveau de la peau. Scientifiquement, ce soulagement est lié à l’activation de centres du plaisir dans le cerveau – notamment le système de récompense dopaminergique – qui libèrent des neurotransmetteurs associés à une sensation de bien-être. Des études sur la neurophysiologie du grattage des démangeaisons montrent que certaines régions du cerveau liées au plaisir sont activées pendant ou juste après le grattage, ce qui renforce la sensation agréable.
D’autre part, contrairement à la peau de la main ou du bras, le conduit auditif est rarement stimulé dans la vie quotidienne. Cette zone n’est pas souvent touchée ou massée, ce qui peut renforcer l’intensité de la sensation lorsqu’on la stimule.
Pour autant, même si cela peut être agréable, se curer l’oreille trop souvent ou trop profondément peut être dangereux. Les médecins ORL déconseillent l’usage de coton-tige ou d’objets pointus pour aller au fond du conduit auditif car la peau y est très fragile et peut s’irriter ou se blesser facilement.
En poussant des objets trop profondément, on risque de repousser le cérumen vers l’intérieur, ce qui peut créer un bouchon ou une gêne auditive.
Enfin, dans les cas les plus graves, une pression trop forte peut provoquer une perforation du tympan ou une irritation conduisant à une infection.

Source : Cleveland Clinic - Biology Insights – National Library of Medicine

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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