Privation de toilettes, un facteur de violences sexuelles

[19 novembre 2014 - 15h51] [mis à jour le 19 novembre 2014 à 16h00]

La planète héberge 7 milliards d’individus. Face à l’inégale répartition des ressources naturelles, les besoins primaires de chaque citoyen sont loin d’être satisfaits. Ainsi, seuls 4,5 milliards d’habitants – soit 64,2% de la population mondiale – ont accès à des toilettes. A titre de comparaison, nous sommes 6 milliards à posséder un téléphone portable.

« Au total, 70% de la population africaine et 2 millions de citoyens de l’Union européenne n’ont pas accès à des toilettes décentes », rappelle l’Organisation des Nations Unies (ONU) ce 19 novembre, pour la Journée mondiale des toilettes. L’occasion de rappeler à quel point l’accès à l’eau potable compte parmi les ressources vitales d’un pays.

Le thème retenu pour l’année 2014 est celui du « lien entre les violences sexistes et l’assainissement ». La privation de toilettes décentes serait en effet un facteur d’agression auprès de femmes, de jeunes filles – parfois même d’enfants – pour qui l’espace public fait office de toilettes, faute d’alternatives. « Nous avons l’obligation morale de mettre un terme à la défécation à l’air libre, tout comme nous devons protéger les plus vulnérables contre le risque d’agression et de viol découlant de l’absence d’installations sanitaires », a d’ailleurs déclaré Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU.

« L’accès à l’eau pour tous en 2014 »

Le manque d’assainissement est aussi à l’origine de plusieurs milliers de décès évitables. Ainsi l’accès à l’eau potable pourrait-il :

  • Diminuer de 88% les cas de diarrhées infantiles dont décèdent 2 000 enfants africains de moins de 5 ans chaque jour ;
  • Diviser par 2 le nombre d’enfants malnutris. « Dans le monde, 66 millions de jeunes vont à l’école le ventre vide », précisent les experts du « Programme Alimentaire Mondial (PAM) » ;
  • Réduire le risque de maladies infectieuses, les eaux insalubres participant à la propagation de virus, notamment les plus contagieux.

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