Quels médicaments éviter en 2020 ?

[28 novembre 2019 - 15h33]

Pour la huitième année consécutive, la Revue Prescrire publie un bilan des médicaments plus dangereux qu’utiles. Pour cette dernière édition, 12 médicaments ont été ajoutés.

Chaque année, la Revue Prescrire actualise son bilan des médicaments à écarter des soins. Pour cette édition 2020, le bilan a porté sur les médicaments analysés durant neuf ans, de 2010 à 2019. Les auteurs ont ainsi pu identifier des produits plus dangereux qu’utiles. Lesquels sont des causes « de mortalité, d’hospitalisations ou d’effets nocifs graves ou très gênants, largement évitables. »

12 nouveaux médicaments

Ainsi, « 12 médicaments ont été ajoutés car les effets indésirables auxquels ils exposent sont disproportionnés par rapport à leur faible efficacité », expliquent ainsi les auteurs. Il s’agit notamment :

– de l’alpha-amylase (Maxilase° ou autre). Selon Prescrire, cette enzyme « sans efficacité démontrée au-delà de celle d’un placebo dans les maux de gorge, expose à des troubles cutanés ou allergiques parfois graves» ;

– du Ginkgo biloba, utilisé dans les troubles cognitifs des patients âgés (Tanakan ou autre). Là encore, l’efficacité ne dépasserait pas le placebo. Mais ce produit « expose les patients à des hémorragies, des troubles digestifs ou cutanés, des convulsions et des réactions d’hypersensibilité » ;

– de la pentoxyvérine (Vicks sirop pectoral, Clarix toux sèche). Cet antitussif, exposerait à des troubles cardiaques et à des réactions allergiques graves.

Par ailleurs, la contamination par du plomb des argiles médicamenteuses utilisées dans divers troubles intestinaux, dont les diarrhées, justifie de les écarter des soins. Dans ce cas citons l’un des médicaments les plus connus : la diosmectite. En clair, le Smecta.

Pour en savoir plus et consulter l’intégralité des médicaments à éviter, rendez-vous sur le site de la Revue Prescrire.

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