Rage : les virus africains seraient casaniers

03 avril 2009

Avec 24 000 décès chaque année, l’Afrique est le deuxième continent le plus touché par la rage derrière l’Asie. Une étude de l’Institut Pasteur fait le point sur cette infection essentiellement transmise par les morsures de chien : origine, évolution, séquençage génétique des virus… tout y passe.

Au total, 182 isolats de virus rabiques recueillis pendant 29 ans dans 27 pays d’Afrique occidentale et centrale ont été analysés. Pourquoi ces régions ? Parce qu’elles concentrent à elle seules, l’écrasante majorité des cas du continent.

Premier constat : « l’apparition des virus rabiques coïncide avec le début de la colonisation européenne et l’urbanisation ». Il y a moins de 200 ans de cela. « D’après l’évolution des isolats, cette introduction aurait probablement eu lieu en Afrique centrale ».

Deuxième observation : les souches virales circulant dans cette région du monde appartiennent toutes à une même lignée nommée « Africa 2 ». Une lignée qui n’aurait pas un fort pouvoir de dissémination, comme en atteste son incapacité à traverser la barrière du Sahara. « Il n’y a pas de dissémination des virus entre les pays d’Afrique du Nord et ceux de la région sub-saharienne » insistent en effet les auteurs. « Dès lors, une stratégie visant à éliminer progressivement la rage en Afrique de l’Ouest et du Centre est tout à fait envisageable ».

Rappelons que tous les ans, environ 55 000 personnes succombent au virus rabique dans le monde. Pourtant un vaccin existe depuis la fin du XIXème siècle. Plus exactement depuis qu’en 1885 il fut mis au point par un certain Louis Pasteur…

  • Source : Institut Pasteur, 31 mars 2009

Destination Santé
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous offrir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre quelles sections du site Web vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur notre politique de cookies sur nos CGU.

Aller à la barre d’outils