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Viandes, poissons, produits laitiers, œufs, légumineuses… les protéines contenues dans ces aliments sont essentielles à la synthèse et au renouvellement de nombreux tissus : muscles, phanères (ongles, cheveux, poils), os, peau, tendons, ligaments… Selon l’agence de sécurité sanitaire et de l’alimentation (Anses), chaque jour, nous devrions en consommer 0,83 grammes par kg de poids du corps (par exemple, 50 grammes par jour pour une personne pesant 60 kg).
Le principe des régimes hyperprotéinés est simple : en augmentant la part de protéines dans l’assiette – au détriment des graisses et des sucres – on réduit naturellement l’appétit. Lors de la digestion, les protéines sont découpées en petits fragments qui stimulent des récepteurs dans nos vaisseaux sanguins. Ces récepteurs envoient un signal au cerveau, qui déclenche la satiété.
Résultat concret : on mange moins, on grignote moins, et on peut perdre entre 2 et 5 kilos par mois, souvent sans souffrir de la faim. Pas étonnant que ces régimes connaissent autant de succès.
Selon la Mayo clinic aux Etats-Unis, « si les régimes hyperprotéinés favorisent la perte de poids à court terme, ils peuvent, sur une longue période, entraîner des problèmes de santé ».
Ainsi :
Pas besoin d’aller dans les extrêmes. La bonne nouvelle, c’est qu’une augmentation modérée des protéines dans l’alimentation suffit à obtenir des effets bénéfiques sur l’appétit et le poids, sans mettre la santé en danger.
Concrètement, cela signifie miser sur la viande maigre, le poisson blanc, les œufs, les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots) ou encore les produits laitiers allégés, plutôt que sur des compléments industriels coûteux. Et bien sûr, continuer à manger des fruits et légumes.

Source : Mayo clinic - https://www.sante.fr/decryptage/nos-reponses/que-penser-des-regimes-alimentaires-hyperproteines

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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