Régimes hyperprotéinés : efficaces pour maigrir, mais à quel prix ?

30 avril 2026

Ils font régulièrement leur retour sur les réseaux sociaux : les régimes riches en protéines séduisent des millions de personnes en quête de minceur. Grâce à des menus ultra-structurés, barres protéinées, poudres à diluer… la promesse d’une perte de poids rapide est alléchante. Mais que dit vraiment la science ?

Viandes, poissons, produits laitiers, œufs, légumineuses… les protéines contenues dans ces aliments sont essentielles à la synthèse et au renouvellement de nombreux tissus : muscles, phanères (ongles, cheveux, poils), os, peau, tendons, ligaments… Selon l’agence de sécurité sanitaire et de l’alimentation (Anses), chaque jour, nous devrions en consommer 0,83 grammes par kg de poids du corps (par exemple, 50 grammes par jour pour une personne pesant 60 kg).

Un principe simple

Le principe des régimes hyperprotéinés est simple : en augmentant la part de protéines dans l’assiette – au détriment des graisses et des sucres – on réduit naturellement l’appétit. Lors de la digestion, les protéines sont découpées en petits fragments qui stimulent des récepteurs dans nos vaisseaux sanguins. Ces récepteurs envoient un signal au cerveau, qui déclenche la satiété.

Résultat concret : on mange moins, on grignote moins, et on peut perdre entre 2 et 5 kilos par mois, souvent sans souffrir de la faim. Pas étonnant que ces régimes connaissent autant de succès.

Le revers de la médaille

Selon la Mayo clinic aux Etats-Unis, « si les régimes hyperprotéinés favorisent la perte de poids à court terme, ils peuvent, sur une longue période, entraîner des problèmes de santé ».

Ainsi :

  • ces régimes sont difficiles à tenir dans la durée – environ 40 % des personnes abandonnent avant la fin du programme – et ils n’apprennent pas à mieux manger. Une fois arrêtés, le poids revient, parfois au-delà du poids de départ. C’est le fameux effet yo-yo ;
  • certains régimes hyperprotéinés, notamment les versions très restrictives comme le régime carnivore, limitent tellement les glucides – présents dans les fruits et légumes – qu’il peut en résulter des carences en nutriments et en fibres ;
  • certaines versions autorisent la consommation de viande rouge, de charcuterie et d’autres aliments riches en graisses saturées. Lesquels peuvent augmenter le risque de maladies cardiovasculaires et faire grimper le taux de cholestérol LDL, le « mauvais » cholestérol ;
  • l’acidité urinaire que génère cet excès de protéines peut augmenter le risque de calculs rénaux ;
  • enfin, et surtout, un risque de mauvais fonctionnement des reins lorsque la consommation quotidienne de protéines excède 2,2 grammes par kg de poids du corps.

Alors, que faire ?

Pas besoin d’aller dans les extrêmes. La bonne nouvelle, c’est qu’une augmentation modérée des protéines dans l’alimentation suffit à obtenir des effets bénéfiques sur l’appétit et le poids, sans mettre la santé en danger.

Concrètement, cela signifie miser sur la viande maigre, le poisson blanc, les œufs, les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots) ou encore les produits laitiers allégés, plutôt que sur des compléments industriels coûteux. Et bien sûr, continuer à manger des fruits et légumes.

  • Source : Mayo clinic - https://www.sante.fr/decryptage/nos-reponses/que-penser-des-regimes-alimentaires-hyperproteines

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Destination Santé
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