Obtenir un rendez-vous rapidement avec un médecin n’est pas toujours facile. En particulier lorsqu’il s’agit d’un spécialiste, comme un dermatologue ou un cardiologue. C’est ce qui ressort de l’enquête sur les délais d’attente en matière d’accès aux soins réalisée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

Ophtalmologie, dermatologie, cardiologie, gynécologie et rhumatologie. Ces spécialités médicales sont celles pour lesquelles les délais d’attente avant d’obtenir une consultation sont les plus longs. Ils atteignent souvent plus de 2 mois. La Drees révèle les résultats de son l’enquête réalisée auprès de 40 000 personnes en France.

Dans le détail, il faut attendre « 61 jours en dermatologie et 80 jours en ophtalmologie ». Tandis que ces délais d’attente sont « en moyenne de 3 semaines chez le pédiatre et le radiologue, 1 mois chez le chirurgien-dentiste, environ 1 mois et demi chez le gynécologue et le rhumatologue et 50 jours chez le cardiologue ».

Toutefois, « les délais sont bien moindres, quel que soit le professionnel contacté, lorsque la demande de rendez-vous est liée à l’apparition ou à l’aggravation de symptômes ».

6 jours pour un généraliste

Chez le médecin généraliste cette nuance est également observée. Mais avec des délais bien inférieurs en moyenne. Ainsi la moitié des prises de contact aboutissent à un rendez-vous dans la journée en cas d’apparition ou d’aggravation de symptômes, contre 6 jours pour un contrôle périodique.

Il existe par ailleurs des inégalités territoriales. « Les temps d’attente sont plus longs dans les communes où l’accessibilité géographique aux professionnels de santé est faible, notamment dans les petits et moyens pôles et dans les communes hors influence des pôles ».

9 prises de contact sur 10 aboutissent

« La quasi-totalité (9 sur 10) des prises de contact se concrétisent par l’obtention d’un rendez-vous », indique la Drees. Toutefois, « les personnes qui ne réussissent pas à en obtenir un […] se reportent assez peu vers les urgences hospitalières ».

Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer les échecs de prise de rendez-vous médical. « Le professionnel était injoignable ou absent au moment de la prise de rendez-vous (22% des cas), il ne proposait pas de créneaux horaires possibles pour le patient (15%) ou il ne prenait plus de nouveaux patients (14%)», indiquent les résultats de l’enquête.

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