Rentrée : sur le chemin de l’école… en toute sécurité

[12 septembre 2013 - 09h45] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h58]

Montrez l’exemple à vos enfants, traversez sur les passages piétons. ©Phovoir

Le mois de septembre marque la rentrée des classes. Pour que votre enfant effectue le trajet maison-école sans danger, quelques règles doivent lui être rappelées. Et s’il est trop petit pour s’y rendre seul, donnez-donc le bon exemple.

Se déplacer seul dans la rue n’est pas recommandé à tout âge. « Avant 7 ans, il est hors de question de laisser votre enfant circuler sans accompagnement », martèle l’Association Prévention routière. En effet, à cet âge il ne perçoit pas son environnement comme les adultes. « Son panorama visuel est limité par les voitures stationnées, les piétons, le mobilier urbain… » De plus, « il confond souvent ‘voir’ et ‘être vu’. Autrement dit, s’il aperçoit une voiture arriver, il est persuadé que son conducteur le voit aussi », poursuit l’association.

Par ailleurs, un petit de cet âge « ne tient compte que du réel. Il ne peut pas prévoir comment une situation va évoluer. » Enfin, « il n’arrive à se concentrer que sur une seule chose à la fois. S’il veut rattraper un ballon, il traverse sans penser aux voitures qui roulent. » A vous donc de vous assurer de sa sécurité, en le tenant notamment par la main en toutes circonstances.

Grandir petit à petit

« A partir de 7 ans, il est possible de le laisser marcher sans lui donner la main, mais cela ne signifie pas qu’il peut se déplacer en permanence tout seul », estime la Prévention routière. Ce n’est donc qu’à partir de 8 ans qu’il pourra faire ses premiers trajets en solo. « En principe, à cet âge, l’enfant connaît et anticipe les dangers de la route. »

Toutefois, avant de le laisser se rendre à l’école sans adulte, assurez-vous qu’il en est capable. « Ne l’autorisez à circuler seul que si vous êtes sûrs qu’il comprend les dangers de la rue et réagit correctement », poursuit l’association. « Ce n’est que vers 11 ou 12 ans qu’il sera vraiment capable de prévoir l’évolution des situations et d’anticiper. »

En danger aussi avec les parents

« Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les accidents se déroulent très souvent en présence d’un adulte (dans plus d’un cas sur quatre) », souligne Assureurs Prévention qui a commandé une enquête à OpinionWay. Cette dernière montre d’ailleurs que les parents ont trop souvent des comportements à risque sur le chemin de l’école. Ainsi, parmi les adultes interrogés, « 40% ont déjà traversé en dehors des passages protégés, 32% ont déjà téléphoné en marchant et 18 % ont déjà traversé lorsque le feu piéton est rouge ».

Pour réduire le risque d’accident de la circulation, donnez le bon exemple. Mais aussi, adaptez-vous aux capacités de votre enfant, en fonction de son âge et ne provoquez pas des situations potentiellement dangereuses. Par exemple, avant l’âge de 7 ans, « ne lui faites pas de signes s’il se trouve de l’autre côté de la chaussée ».

Rappelons qu’en 2011, plus de 6 200 enfants de moins de 15 ans ont été victimes d’un accident de la circulation. Parmi eux, 128 ont été tués, dont 30 en tant que piétons.

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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