Saint-Valentin : les cœurs stimulés par… le sexe !

[14 février 2017 - 15h41] [mis à jour le 14 février 2017 à 15h43]

Quelle que soit la saison, les moments pour expérimenter les bienfaits de l’activité sexuelle ne manquent pas. Mais alors que l’hiver suit son cours, la tradition de la Saint-Valentin reste l’occasion de profiter d’une soirée complice et chaleureuse à deux. Ainsi, la Fédération française de Cardiologie (FFC) met son grain de sel sous la couette. Et fait le lien entre sexe… et santé cardiaque.

Associée à l’action, la résistance et l’endurance, l’activité sexuelle sollicite les muscles et la circulation sanguine. Et donc le système cardiovasculaire. Pour avoir un ordre de grandeur, la dépense énergétique d’un rapport sexuel équivaut en moyenne à la montée de deux étages à bonne allure.

A votre plaisir !

A l’occasion de la Saint-Valentin, la Fédération française de Cardiologie (FFC) fait donc un point précis sur les bienfaits pour le système cardiovasculaire de l’exercice physique lié à l’activité sexuelle. Le sexe active bien la circulation sanguine et muscle le cœur. Mais pas seulement en raison du sport qu’il induit. « Les bienfaits de l’activité sexuelle pourraient être dus à la fois aux effets physiques mais aussi émotionnels », précise le Pr Claire Mounier-Vehier, présidente de la FFC et cardiologue au CHRU de Lille. Et l’hypothèse se confirme par-delà les frontières : selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en effet, « une activité sexuelle régulière contribue à la qualité de vie et à une bonne santé ».

Mauvaise alimentation, somnifères, surpoids…

Mais tout le monde peut-il profiter des bienfaits du sexe ? Chez les patients à risque (fumeurs, diabétique ou encore hypertendus), « le risque d’un accident cardiovasculaire au cours de l’activité sexuelle est certes faible et ne doit pas, dans la très grande majorité des cas, conduire à une restriction ».

Toutefois, ils doivent rester vigilants. Chez ces personnes, une dégradation de la fonction érectile peut révéler une maladie cardiovasculaire. Ce trouble doit d’ailleurs faire l’objet d’une consultation chez le médecin pour réaliser un bilan adapté.

En revanche, chez les patient ayant souffert de cette atteinte, l’appréhension reste légitime… et trouve des réponses. Les malades pris en charge pour un accident cardiovasculaire sont en effet sujets aux risques « psychologiques (peur de la récidive, attention pour le conjoint…) et physiques (effet vasodilatateur des traitements, fatigue accrue…) ». Ces derniers ne doivent pas hésiter à rapporter des anomalies pendant les rapports sexuels tels qu’un essoufflement, des palpitations anormalement élevées ou de fortes douleurs thoraciques.

La mission de sensibilisation est aussi impartie aux médecins « pour rassurer [chaque malade] et ajuster de façon individuelle le choix du traitement et la conduite à tenir ». Une information axée sur l’élimination de facteurs de risque comme le manque d’observance du traitement, une mauvaise hygiène de vie (alimentation déséquilibrée, sédentarité…) ou l’excès pondéral. Mais aussi la consommation d’anxiolytiques, de somnifères, d’antidépresseurs et l’absence de prise en charge d’apnée du sommeil, deux situations préjudiciables pour la fonction érectile et la libido.

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