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Le goût sucré relèverait de l’inné, comme l’ont montré des études réalisées dès les années 70 auprès de milliers de nouveau-nés. Il leur était proposé des saveurs sucrées, acides ou amères. Avec au final, beaucoup de sourires dans le premier cas et plutôt des grimaces dans les deux autres… Il semble que cette appétence renvoie au lait maternel et à ses substances nutritives plutôt sucrées. Ce qui signifierait que la préférence future soit ainsi influencée par ce premier contact. Voire in utero à travers le liquide amniotique, que le fœtus tète et déglutit plusieurs fois par jour… Et le salé ? Il relèverait davantage de l’acquis, au fur et à mesure de la découverte d’autres saveurs.
De nombreux scientifiques insistent en effet sur l’importance d’une forme d’éducation au goût et d’être ainsi confronté dans l’enfance, à une grande variété d’aliments. De façon ainsi à stimuler nos sens et à les affiner ensuite tout au long de notre vie. Qu’il s’agisse du salé, du sucré ou encore de l’amer.
Au-delà, différents facteurs peuvent expliquer notre penchant pour l’une ou l’autre des saveurs et le goût en général. A l’image :

Source : Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae), 30 janvier 2025 - Appetite, Volume 15, Issue 1, August 1990, Pages 63-79 - Rajohanesa, Clara Candy.Addiction au sucre: neuromarketing et santé publique: le rôle du pharmacien d’officine dans le conseil nutritionnel. Sciences pharmaceutiques, 2017. - Dossier thématique « Fake news en nutrition ». Le goût sucré dans la tourmente. Entre suspicions et réalités. Jean-Louis Schlienger. Elsevier.

Ecrit par : David Picot – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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