Schizophrénie, en finir avec l’inflammation ?

[12 mai 2016 - 09h13] [mis à jour le 12 mai 2016 à 09h15]

Selon une étude française, une inflammation cérébrale chez des patients souffrant de schizophrénie serait associée à des déficits cognitifs plus prononcés. Cette découverte pourrait permettre d’envisager une nouvelle stratégie thérapeutique basée sur des molécules anti-inflammatoires.

Un travail français mené sur le réseau des 10 centres experts de la Fondation FondaMental a concerné 369 patients atteints de schizophrénie. Tous ont subi une évaluation complète de leur santé mentale et physique. Les résultats sont sans appel : les sujets qui présentaient une inflammation périphérique chronique avaient les scores de fonctionnement intellectuel les plus bas. En analysant plus finement les fonctions cognitives, ils présentaient des altérations globales de leurs capacités de mémoire, de concentration, d’apprentissage et de raisonnement.

Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives dans la prise en charge du déclin cognitif dans la schizophrénie. « La stratégie la plus efficace repose sur la prévention », indique la Fondation. « L’objectif, c’est d’éviter tous les facteurs qui pourraient favoriser l’inflammation, afin de protéger au mieux le cerveau et améliorer le pronostic de la schizophrénie ». Associé à une activité physique, l’ajout d’anti-inflammatoires, d’oméga-3, de vitamine D pourraient améliorer la cognition de ces patients.

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