L’utilisation du vélo comme mode de déplacement est de plus en plus répandue. Toutefois, ce moyen de locomotion n’est pas sans risque. Notamment la nuit si le cycliste est mal éclairé. Et c’est le cas pour 57% d’entre eux en ville !

L’éclairage – et donc la visibilité – des cyclistes la nuit est un élément fondamental de leur sécurité. Or plus de la moitié d’entre eux ne seraient pas suffisamment équipés en ville. C’est un des enseignements de l’enquête d’observation* réalisée par l’association Prévention Routière et l’assureur MMA.

La bonne nouvelle est que les défauts d’éclairage diminuent. Ainsi, le pourcentage de vélos déficient s’établit à 57% en 2018 contre 76% en 2013. Parmi eux, plus d’un tiers sont totalement dépourvus d’éclairage (contre 58% en 2013). Apparemment « l’amélioration s’explique par une généralisation des lampes à diodes, plus résistantes, plus faciles à changer et plus disponibles que les anciennes lampes à filament », explique Cécile Lechère, en charge de la prévention des risques routiers chez MMA.

Lumière et équipements réfléchissants

Mais la proportion des cyclistes non ou mal éclairés reste inquiétante. Ainsi « 6 cyclistes urbains sur 10 qui utilisent un vélo personnel, la nuit, manquent d’éclairage », révèle l’enquête. En outre, « le recours aux éléments de visibilité ne se démocratise pas : seuls 17% des cyclistes sont équipés en vêtement ou accessoire réfléchissant (contre 14% en 2013). Un chiffre qui confirme que les cyclistes ignorent que leur propre visibilité participe à leur sécurité ».

C’est pourquoi Prévention Routière et MMA reconduisent leur opération « Être visible à vélo » et donnent rendez-vous aux cyclistes dans 10 villes** afin de leur rappeler l’importance d’être visibles la nuit. A cette occasion, un diagnostic gratuit des vélos sera réalisé par les bénévoles de l’association. De plus, un pack visibilité (gilet, bracelet visibilité et scotch réfléchissant) accompagné de conseils sera offert aux cyclistes.

A noter : 173 cyclistes ont été tués en 2017 lors d’un accident de la route, soit 11 tués de plus que l’année précédente.

*Enquête d’observation des équipements de visibilité, d’éclairages et casques des cyclistes urbains circulant de nuit réalisée à Paris et dans 10 villes de France par les bénévoles de l’association Prévention Routière. Près de 3300 observations de janvier à mars 2018
**Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Lille, Nantes, Grenoble et Le Havre

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