Séparés ou divorcés: comment gérer Noël?

[04 décembre 2015 - 15h48]

Les fêtes de fin d’année peuvent être sources de tensions familiales, surtout après un divorce ou une séparation. Cadeaux, calendrier, tout a vite fait de se transformer enconflits. Pourtant, malgré les ressentiments et les angoisses, il est essentiel de faire passer en priorité le bien-être des enfants. 

Le premier Noël après une rupture est une épreuve, pour les petits comme pour les grands. Comment traverser cette période faite de réjouissances et de réunions familiales quand justement l’équilibre de la famille est totalement bouleversé ?

Soyez organisés. Plus vous organiserez tôt le calendrier, plus vous aurez de chances de trouver une solution susceptible de convenir à tous. Oubliez vos envies de vengeance, ce n’est vraiment pas le moment pour faire payer à l’autre ses incartades. L’idéal, si vous êtes proches géographiquement, est de permettre à votre enfant de fêter le 24 au soir chez l’un et le 25 au midi chez l’autre. Sinon, célébrer Noël chez l’un et le Nouvel An chez l’autre, en alternance une année sur l’autre, est aussi une pratique courante. Mais quoiqu’il arrive, ne donnez pas à votre enfant la possibilité de choisir, il serait bien trop douloureux pour lui de devoir trancher.

Soyez honnêtes. S’obliger à fêter Noël tous ensemble comme avant, sur le papier, c’est très bien. Mais dans les faits, même quand on a gardé de très bonnes relations avec son ex, mieux vaut éviter. Quel que soit leur âge, les enfants de parents séparés fantasment tous sur des retrouvailles. Inutile de les bercer de faux espoirs.

Soyez diplomates. Vous bondissez à l’idée que votre ex profite des fêtes pour officialiser son union avec son ou sa nouvelle partenaire ? Vous détestez les cadeaux que le Père Noël a apporté de l’autre côté ? N’en montrez rien. Il sera toujours temps de passer une soirée à dire du mal d’elle ou de lui avec des amis. Mais devant votre enfant, faites bonne figure. Il a besoin de votre aval pour pouvoir se réjouir pleinement des bons moments qu’il va passer.

A noter : si le dialogue s’avère vraiment impossible, une séance de médiation familiale peut suffire à désamorcer la situation. Vous trouverez des renseignements sur le site de l’Association Pour la Médiation Familiale ou de la Fédération nationale de la Médiation et des Espaces Familiaux.

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