Arrêter de fumer est évidemment une excellente décision pour votre santé. Et même après 60 ans, le sevrage tabagique apporterait un net bénéfice. Une équipe américaine vient d’en apporter la preuve.

Des chercheurs du National Cancer Institute de Bethesda (Maryland) ont passé en revue les données concernant 160 000 hommes et femmes âgés de plus de 70 ans. Chacun avait répondu à un questionnaire sur ses habitudes tabagiques en 2004 ou 2005. Presque 56% étaient des anciens fumeurs et 6% conservaient cette mauvaise habitude. Les autres étaient non-fumeurs. Les décès parmi ces participants ont été notifiés jusqu’à la fin 2011.

Au cours du suivi, qui s’est étalé sur 6 ans en moyenne, 16% des participants sont décédés. Proportionnellement, les non-fumeurs, mais aussi les anciens fumeurs, ont moins trépassé que les fumeurs. Ainsi, dans le détail, ils ont été 12,1% des non-fumeurs à mourir. Bien moins que les fumeurs, dont 33% sont décédés au cours de cette étude.

Les anciens fumeurs eux, ont été certes moins nombreux à mourir que les fumeurs, mais les résultats dépendent de l’âge de l’arrêt. Ainsi, sont décédés :

  • 16,2% des anciens fumeurs ayant arrêté entre 30 et 39 ans ;
  • 19,7% de ceux ayant stoppé entre 40 et 49 ans ;
  • 23,9% des anciens accros à la cigarette sevrés entre 50 et 59 ;
  • 27,9% de ceux ayant attendu entre 60 et 69 ans pour se débarrasser de cette mauvaise habitude.

« Ces résultats montrent bien que le sevrage tabagique est bénéfique quel que soit l’âge de l’arrêt », soulignent les auteurs. « Les anciens fumeurs ont moins de risque de mourir après 70 ans que les fumeurs, même s’ils ont arrêté après 60 ans ! » Une bonne raison de poursuivre les campagnes de sensibilisation au sevrage, y compris auprès des seniors.

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