SIDA : « pas d’excès de confiance ! »

[19 février 2014 - 15h19]

« Le pire est derrière nous » assurent les représentants du mouvement « Vaincre le sida- Promouvoir la santé mondiale ». Regroupant notamment des chefs d’états, des dirigeants du secteur privé et d’organisations non gouvernementales, celui-ci s’est fixé comme objectif d’éradiquer « au plus vite la pandémie de SIDA ».  Réunis récemment à Genève, ils ont salué les progrès remarquables observés ces dernières années. Et appellent désormais à maintenir la vigilance et les efforts.

« Nous devons redoubler les efforts afin de vaincre le VIH au profit de la jeune génération », s’est exprimée Akie Abe, première dame du Japon. « Aujourd’hui nous savons comment traiter et comment soigner cette maladie, nous avons enregistré des progrès remarquables», a déclaré Yayi Boni, Président du Bénin. Dans le monde, les décès liés au SIDA sont en effet passés de 2,3 millions en 2005 à 1,6 en 2012. « Mais l’excès de confiance est notre pire ennemi ». Améliorer la lutte contre la consommation de drogue reste l’une des préoccupations majeures. « Sur 32 pays – impliqués dans cette démarche, n.d.l.r.- seuls 2 fournissent au moins 200 seringues stériles par an à chaque consommateur de drogues injectables pour limiter le risque de contamination ».

Baisse des contaminations

Entre 2001 et 2012, le nombre annuel de nouvelles infections à VIH chez les adultes et les adolescents a diminué de 50% ou plus dans 26 pays. Un progrès en partie du à l’intensification de la pratique de la circoncision masculine médicale volontaire. Plusieurs pays ne sont toutefois pas en passe d’atteindre l’objectif fixé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en 2011, à savoir : diviser par deux le taux de transmission du VIH par voie sexuelle d’ici à 2015. « Au cours des dix dernières années, des études menées dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne font état d’une diminution de l’usage du préservatif et/ou une augmentation du nombre de partenaires sexuels », a précisé Michel Sidibé, directeur exécutif de l’ONUSIDA.  D’où l’importance de développer et maintenir les politiques de prévention vers les populations à risque.

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