Toute chute dans l’eau en position « assise », à grande vitesse, peut se solder par des lésions au niveau du vagin ou du rectum, surnommées par les spécialistes syndrome du canadair. Bonne nouvelle : il est possible de réduire ce risque. Explications.

Vous avez prévu de profiter de vos vacances au bord de l’eau pour goûter aux sensations fortes offertes par le ski nautique et le jet-ski ? Excellente idée, à condition de mettre toutes les chances de votre côté pour n’en garder que des bons souvenirs. Savoir nager, porter un gilet de sauvetage et être encadré par des professionnels qualifiés, c’est indispensable. Mais porter un casque et une combinaison ou, au minimum, un short en néoprène, c’est encore mieux. Cette dernière précaution limite en effet les risques de souffrir du syndrome du canadair. Ce dernier correspond à la pénétration brutale d’eau dans le rectum ou dans le vagin, pénétration provoquée par une chute à grande vitesse.

Avis médical indispensable

Le syndrome du canadair peut se traduire par des plaies rectales, vaginales et/ou périnéales. Il peut aussi entraîner une inflammation de la paroi rectale qui va se traduire par l’apparition de douleurs abdominales, de selles diarrhéiques puis d’émissions sanglantes survenant jusqu’à 36 heures après la chute. Tout symptôme inhabituel nécessite donc un avis médical. Les prises en charge varient en fonction de la gravité des lésions. Mais dans tous les cas, une antibiothérapie à large spectre couvrant les microorganismes marins doit systématiquement être mise en place.

A noter : plonger de haut, pieds devants et cuisses écartées, peut avoir les mêmes conséquences.

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