Les femmes sont aussi résistantes que les hommes en matière d’activité physique extrême. Une étude vient ainsi de montrer, sur des femmes ayant traversé l’Antarctique, que ces sports n’avaient pas plus d’effets néfastes sur la santé féminine.

Il a longtemps été suggéré que la pratique de sports intenses pouvait supprimer chez les femmes l’activité normale de l’hormone reproductive ou encore altérer la résistance osseuse. Mais une préparation appropriée pourrait contrer ces effets.

Des chercheurs de l’Université d’Edimbourg (Ecosse) ont examiné, sur 6 femmes participant à la première expédition transantarctique entièrement féminine, les effets d’exercices physiques extrêmes sur les niveaux hormonaux. Dans le détail, elles ont passé 62 jours sur la glace, parcourant plus de 1 500km, luttant contre des températures atteignant –40°C.

Bien se préparer

Les résultats ont indiqué que non seulement les marqueurs de la fonction reproductive et de la résistance des os ont été préservés, mais certains de ces marqueurs ont même montré des signes bénéfiques.

Pour les auteurs, « voilà qui devrait briser le mythe selon lequel les femmes sont moins résistantes aux sports extrêmes. Un entraînement adéquat permet ainsi d’éviter de nombreux effets négatifs ». Et les chercheurs vont plus loin. Selon eux, cette observation pourrait être extrapolable à notre vie de tous les jours. « Ces résultats pourraient être pertinents pour les hommes et les femmes qui occupent un emploi pénible ou stressant. Une formation et un régime nutritionnel appropriés pourraient les protéger » des conséquences sur leur santé.

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