Stress post-traumatique dans l’armée : hommes et femmes inégaux face au risque ?

[17 mars 2017 - 10h15] [mis à jour le 17 mars 2017 à 10h22]

Selon des médecins américains, les femmes seraient davantage exposées au risque de syndrome de stress post-traumatique (SSTP). C’est en effet ce qu’ils ont constaté auprès d’une population de militaires déployés au sein d’opérations similaires.

Le Pr Michael Galarneau et son équipe du Naval Health Research Center de San Diego (Californie) ont repris les données concernant plus de 4 200 militaires : 15% étant des femmes et 85% des hommes. Engagés dans le service américain de santé des armées, ils ont tous participé à des opérations conduites en Afghanistan et en Irak.

Les auteurs se sont penchés sur les risques respectifs de SSPT, en fonction notamment de l’exposition aux combats et des antécédents médicaux, psychiatriques notamment. Globalement, leurs résultats mettent en évidence un taux de 8,2% de SSPT au sein de cette population. Soit tout de même, près d’un cas sur 10…

Deux fois plus exposées…

Il ressort également que les femmes présenteraient un risque deux fois plus élevé d’être frappées par ce syndrome. Une différence, à prendre en compte selon les auteurs. « Particulièrement dans un contexte où le nombre de femmes engagées au sein de l’armée américaine augmente depuis quelques années », conclut-il.

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