Pour 700 000 ex-fumeurs sevrés depuis au moins 6 mois, la cigarette électronique a été d’une grande aide. Pour autant, la vapoteuse continue de semer le doute sur son innocuité. Santé publique France fait le point sur les « plus » et les « moins » selon la population, dans son enquête menée auprès des 18-75 ans et publiée ce 26 juin.

Vapoter, une fausse bonne idée pour arrêter de fumer ? La cigarette électronique, loin d’être anodine pour la santé ? Pour répondre à ces questions, Santé publique France a sondé la perception des Français sur la vapoteuse. Voici les points à retenir de cette enquête*:

En 2017, en France métropolitaine, les vapoteurs âgés de 18 à 75 ans ont quasiment tous une expérience avec le tabac, en tant que fumeurs actuels ou ex‑fumeurs.

La cigarette électronique peut constituer un dispositif de sevrage : pour 80,4% des fumeurs (surtout des gros usagers), elle a contribué à une diminution de la consommation. Et 700 000 fumeurs abstinents depuis 6 mois minimum ont arrêté grâce à la cigarette électronique depuis son arrivée sur le marché français. Autre point, « la part de fumeurs quotidiens a diminué (de 64,5 % à 39,7 %) chez les vapoteurs alors que celle des ex‑fumeurs a augmenté (de 23,5 % à 49,5 %) entre 2014 et 2017 » ;

Nocive pour la moitié de la population

« La cigarette électronique est perçue comme aussi ou plus nocive que la cigarette ordinaire par la moitié de la population. » Tous les groupes (fumeurs, non-fumeurs, anciens fumeurs) se montrent de plus en plus méfiants. Mais les plus sceptiques sont les fumeurs quotidiens. « Les vapoteurs et les personnes socioéconomiquement plus favorisées sont plus nombreuses à la penser moins nocive. »

Selon le consensus scientifique, « les émissions d’e‑cigarette sont moins nocives que la fumée issue de la combustion du tabac, même si le vapotage n’est pas sans risque et que les effets à long terme sur la santé sont encore mal connus ».

A noter : en 2017 au total, « 32,8 % des 18‑75 ans déclarent avoir expérimenté la cigarette électronique, 3,8 % vapotent, 2,7 % quotidiennement ». Des chiffres en baisse comparés à 2014. En cause, un recul du vapotage occasionnel (alors que le vapotage quotidien se stabilise).

*enquête Ipsos menée par téléphone auprès d’un échantillon de 25 319 personnes, représentatif de la population des 18‑75 ans, résidant en France métropolitaine et parlant le français, du 5 janvier au 18 juillet 2017

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