Tension artérielle : tous au yoga!

[12 décembre 2016 - 10h05] [mis à jour le 12 décembre 2016 à 17h26]

« C’est simple, économique et efficace » ! Des médecins indiens recommandent une heure de yoga par jour aux personnes présentant une « préhypertension ». Peu employé en France, ce terme qualifie un état dans lequel la tension artérielle est en permanence légèrement plus élevée que la normale, exposant les patients à un risque spécifique d’hypertension.

L’hypertension artérielle (HTA) se définit par une tension élevée de manière constante dans les vaisseaux sanguins. Cet effet augmente alors le fonctionnement de la pompe cardiaque et favorise le durcissement des vaisseaux. A terme, l’HTA constitue le principal facteur de risque d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Chez un adulte en bonne santé, la tension systolique est de 120 mm Hg et la tension diastolique de 80 mm Hg. L’hypertension elle, se définit par une tension systolique égale ou supérieure à 140 mm Hg ou par une tension diastolique égale ou supérieure à 90 mm Hg. Quant au patient au stade de préhypertension – dit à risque d’HTA – il constate une tension systolique entre 120 et 139 mmHg. Et une diastolique entre 80 et 89 mmHg.

Pour diminuer ce dernier état, le Dr Ashutosh Angrish et son équipe du Sir Gangaram Hospital de New Delhi, préconisent donc la pratique quotidienne d’une heure de hatha yoga. Ils ont en effet observé ses bienfaits à partir d’une cohorte de 60 patients préhypertendus : la moitié (âge moyen de 56 ans) dans un groupe ‘yoga’, l’autre moitié (52 ans de moyenne) ne changeant rien à son mode de vie, plutôt sain par ailleurs.

Au bout de trois mois de suivi, la tension (diastolique comme systolique) avait diminué de 4,5mm Hg parmi les adeptes du yoga. Une proportion qui peut sembler modeste. Mais elle signifie surtout « une baisse de 6% à 15% du risque d’AVC chez ces patients », conclut l’auteur.

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