Envoyer des sms pour aider des patients à mieux suivre leur traitement, l’idée n’est pas nouvelle. Si ce procédé a déjà fait ses preuves dans la prise en charge des maladies cardiovasculaires ou encore du VIH/SIDA, les bons résultats obtenus sont-ils extrapolables à d’autres pathologies, comme le diabète. C’est ce qu’a tenté de déterminer une équipe américaine.

Une meilleure santé passe parfois par des interventions peu coûteuses. Ainsi des chercheurs du Scripps Whittier Diabetes Institute de San Diego ont testé une technique qui a déjà fait ses preuves dans la prise en charge d’autres pathologies : l’envoi quotidien, aux patients diagnostiqués pour un diabète de type 2, de conseils via des textos.

« Ces messages possèdent un grand potentiel pour améliorer la gestion du diabète, en particulier chez les patients qui rencontrent des obstacles pour accéder aux services de santé », avance le Dr Athena Philis-Tsimikas, vice-présidente de l’Institut Scripps Whittier.

Viser les patients défavorisés

Pour évaluer la pertinence d’un tel procédé, les scientifiques ont recruté 126 participants. Tous possédaient un faible niveau d’éducation et de faibles revenus. Durant 6 mois, la moitié a reçu 3 textos par jour leur dispensant des encouragements, des conseils nutritifs, d’hygiène de vie…

Résultat, au terme du suivi, les participants du groupe « SMS » présentaient un meilleur équilibre glycémique. Plus précisément, les volontaires qui recevaient des messages quotidiens présentaient un taux d’hémoglobine glyquée (un marqueur du risque de complications du diabète) de 8,5% contre 9,3% pour le groupe témoin. Voilà qui, selon les chercheurs, montre bien « qu’à grande échelle, une approche simple et peu coûteuse peut profiter au plus grand nombre. »

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