Troubles du neurodéveloppement : quels sont les facteurs de risque avant et lors de la naissance ?

29 avril 2026

Une récente étude d’EPI-PHARES éclaire sur les facteurs de risque prénatals et périnataux liés aux troubles du neurodéveloppement chez l’enfant (TND).

Les causes précoces des troubles du neurodéveloppement chez l’enfant, fréquents et souvent associés, demeurent mal connues. EPI-PHARE, groupement d’intérêt scientifique commun à l’ANSM et à la CNAM, a publié le 21 avril 2026 les résultats d’une étude sur les facteurs de risque des troubles du neurodéveloppement chez l’enfant. Un travail qui a permis d’analyser les facteurs de risque prénatals et périnataux (âge gestationnel, malformations congénitales, âge des parents, l’exposition maternelle à l’alcool et au tabac, l’obésité maternelle…) parmi les 6,8 millions d’enfants nés en France entre 2010 et 2018 et suivis jusqu’en septembre 2024.

Tous ces facteurs de risque sont en lien avec cinq TND majeurs : les troubles de la communication, les troubles spécifiques des apprentissages, le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les troubles du spectre autistique (TSA) et le déficit intellectuel (DI). Ces analyses s’appuient sur le registre EPI-MERES, issu du Système national de données de santé français.

Au total, 506 505 enfants (7,5 % des naissances), suivis pendant environ 9  ans, ont reçu un diagnostic d’au moins un TND.

A quelle fréquence les différents TND étaient-ils observés ?

  • trouble du spectre autistique (TSA) : 0,9 % (64 797 enfants) ;
  • trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH): 1,48 % (101 102 enfants) ;
  • déficit intellectuel : 0,3 % (20 664 enfants) ;
  • troubles de la communication 4,0 % (270 939 enfants) ;
  • troubles spécifiques de l’apprentissage 2,0% (136 627 enfants).

Plusieurs facteurs de risques sont communs aux TND. Il s’agit du sexe masculin, la prématurité, un petit poids, les malformations congénitales, la consommation d’alcool ou de tabac et l’obésité maternelle. Certains facteurs de risque ont quant à eux été identifiés comme étant spécifiques à certains TND. Ainsi, l’extrême prématurité, un petit poids, les malformations congénitales, l’hypoxie néonatale (manque d’oxygène avant, pendant ou juste après la naissance) et l’âge parental avancé jouent un rôle majeur dans la survenue d’un déficit intellectuel.

« Ces résultats mettent en évidence des profils de risque prénataux et périnataux communs et spécifiques à chaque trouble, et soulignent l’importance de prendre en compte les diagnostics concomitants pour comprendre les mécanismes étiologiques et élaborer des stratégies de prévention précoce », notent les auteurs de l’étude.

  • Source : EPI-PHARES, Molecular psychiatry

  • Ecrit par : Dorothée Duchemin – Edité par Emmanuel Ducreuzet

Destination Santé
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