Un adolescent sur cinq est en surcharge pondérale

[28 août 2019 - 10h13] [mis à jour le 28 août 2019 à 11h01]

En 2017 en France, 18% des adolescents en classe de troisième étaient en surcharge pondérale (en surpoids ou obèse). Une statistique en constante augmentation depuis 2001,  marquée par les inégalités sociales.

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) vient de publier l’édition 2016-2017 des enquêtes de santé en milieu scolaire. Il ressort que sur cette période, plus de 18% des adolescents en classe de troisième étaient en surcharge pondérale (5,2% étaient obèses et 13,2% étaient en surpoids). Une situation qui touche plus fortement les jeunes filles (19,7% contre 16,9% pour les garçons).

La prévalence de l’excès pondéral reste socialement très marquée. Celle-ci est plus élevée chez les adolescents issus des milieux sociaux les moins favorisés : elle concerne un ado sur quatre parmi les enfants d’ouvriers, contre un sur neuf parmi les enfants de cadres.

Le manque d’activité physique, un temps élevé passé devant les écrans et des prises de repas irrégulières sont autant de facteurs de risque individuel favorisant la prise de poids. Les enfants d’ouvriers sont par exemple deux fois moins nombreux à prendre un petit déjeuner.

Dans le même ordre d’idées, 63% des enfants d’ouvriers déclarent pratiquer une activité sportive en dehors des cours dispensés dans le cadre scolaire, contre 84 % des enfants de cadres.

Notons enfin que, pour la plupart des adolescents, le temps passé devant les écrans est supérieur aux recommandations. La moitié des collégiens des classes de troisième y consacrent au quotidien au moins 3 heures 30 et 10% ont un temps d’exposition supérieur à… 6 heures par jour !

Partager cet article