Une étude britannique montre qu’une combinaison d’immunothérapie et de chimiothérapie peut stimuler le système immunitaire et permet de lutter plus efficacement contre le cancer du sein triple négatif.

« Cette forme agressive de la maladie touche souvent les jeunes femmes », expliquent les chercheurs de l’Université Queen Mary de Londres et du St Bartholomew’s Hospital. « Beaucoup sont diagnostiquées vers 40 ou 50 ans. Le traitement standard repose sur la chimiothérapie, à laquelle la plupart des patientes développent rapidement une résistance. Si la maladie se propage à d’autres parties du corps, la survie n’est souvent que de 12 à 15 mois. »

Leur travail – présenté lors du Congrès 2018 de la Société européenne d’oncologie médicale à Munich – a montré qu’en combinant immunothérapie et chimiothérapie, la progression du cancer du sein triple négatif pouvait être ralentie de 40% et la survie, augmentée de 10 mois.

Un traitement bientôt disponible

En fait, ce traitement associant une chimiothérapie hebdomadaire standard au médicament d’immunothérapie (atezolizumab), administré une fois toutes les deux semaines, permettrait au système immunitaire de mieux reconnaître la maladie et donc d’être plus efficace.

Sur la base des résultats de cet essai, ce nouveau traitement est actuellement en cours d’examen par les autorités sanitaires et devrait être disponible dans un avenir proche.

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