Une libido stimulée grâce aux plantes ?

[27 avril 2018 - 13h40] [mis à jour le 27 avril 2018 à 13h46]

Augmenter le désir et le plaisir sexuel par le pouvoir des plantes, c’est possible. Certaines ont largement fait leurs preuves. Toutefois, toute naturelle qu’elle soit, cette option n’est pas dénuée de risques. Il est donc impératif de se faire conseiller par un médecin ou un pharmacien rompu à la phytothérapie. Vous pourrez ainsi bénéficier de tous les bienfaits des plantes en matière de libido.

La phytothérapie pour traiter les troubles de la sexualité est revenue à la mode depuis 5 ou 6 ans. Ce regain concerne aussi les plantes utilisées par des femmes et des hommes ne souffrant d’aucun trouble, mais souhaitant augmenter leur libido et leurs sensations. « Et pourquoi s’en priver ? » assure le Dr Gilbert Bou Jaoudé, sexologue à Lille.

Plusieurs plantes ont fait leurs preuves dans des études menées contre placebo :

Le gingko biloba et le ginseng sont bien connus pour leurs propriétés stimulantes ;

Le tribulus terrestris est moins réputé. Pourtant, chez les femmes connaissant une baisse de la libido en période de périménopause, cette plante a montré de très bons résultats contre placebo. En outre, elle induit physiologiquement une augmentation du taux de testostérone, expliquant en partie son efficacité ;

La damiana se révèle efficace dans la prise en charge des troubles sexuels liés à la prise de stupéfiants ;

Enfin, la trigonela induit une amélioration de la libido et des sensations de plaisir sexuel.

« Les effets de ces plantes sont potentialisés si elles sont associées », explique le Dr Bou Jaoudé. C’est pourquoi les compléments alimentaires destinés à améliorer la libido en contiennent généralement au moins 2 ou 3.

Des risques réels

Bien que naturelle et n’étant pas soumis à prescription médicale, l’utilisation de ces plantes n’est pas sans risques. D’une part, le risque de surdosage expose à des problèmes hépatiques ou rénaux. « En effet, ces substances doivent être éliminées par l’organisme pour ne causer aucun dommage », explique Gilbert Bou Jaoudé.

Autre danger, « passer à côté d’une pathologie non diagnostiquée ». Ainsi, « la baisse de la libido peut parfois être causée par une dépression ou un problème hormonal, vasculaire ou neurologique par exemple ». L’utilisation de plantes peut retarder le repérage de cette pathologie et être à l’origine d’une perte de chance pour le patient.

Il convient donc, quelle que soit votre situation et les raisons d’envisager la phytothérapie, de consulter un médecin auparavant.

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