Une équipe franco-américaine vient de mettre le doigt sur une potentielle prédisposition génétique expliquant le risque de tuberculose.

Pour la première fois, une prédisposition génétique à la tuberculose a été mise en évidence. Selon des chercheurs de l’Hôpital Uuiversitaire Necker-Enfants malades AP-HP et du Rockefeller Institute de New York, certaines personnes seraient plus « vulnérables à la bactérie à l’origine de la tuberculose ».

1 européen sur 600 est porteur

Les équipes du Dr Laurent Abel et du Pr Jean-Laurent Casanova ont analysé l’ADN de patients ayant développé une tuberculose, pour finalement isoler une variation du gène TYK2. « Il faut que les deux copies du gène – celle héritée de la mère et celle du père – soient mutées pour que le risque soit accru. »

Ainsi, « 1 européen sur 600 est porteur de cette altération des deux copies du gène TYK2 ». Un haut facteur de risque donc concernant la contamination par cette maladie infectieuse à ce jour diagnostiquée auprès de 10,4 millions de patients. Et à l’origine de 1,7 million de décès chaque année dans le monde.

Où le risque est-il élevé ?

La tuberculose est pratiquement éradiquée d’Europe. « Le risque survient lorsque les individus se déplacent dans des régions endémiques de la tuberculose,  par exemple en Afrique, Asie du Sud-Est, ou en Amérique latine. » Dans tous les cas, sachez qu’il n’existe aucun risque « tant que les porteurs (…) ne sont pas en présence de la bactérie responsable de la tuberculose ».

Une piste thérapeutique est envisagée : l’injection d’interféron gamma, capables de détruire les cellules infectées par les myobactéries.

A noter : le nombre de cas de tuberculose augmente dans les zones où le Sida sévit encore de façon importante. La séropositivité constitue en effet un risque de contamination.

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