Une syncope, c’est sérieux

21 septembre 2009

« Je tombe souvent dans les pommes ». Dit ainsi, cela semble banal. Un peu moins si le patient est en fait victime d’« hypotension orthostatique », ou s’il s’agit de syncopes « neuro-médiée » voire « d’origine cardiaque »…

Plaies et bosses. La syncope est généralement signée par une perte de connaissance brève et soudaine. La tension artérielle chute, le pouls est faible voire inexistant, le débit sanguin dans les artères cérébrales est réduit, le cerveau privé d’oxygène… pendant quelques secondes. Le retour à la normale se fait rapidement et spontanément.

Sans gravité en elle-même, la syncope provoque cependant des chutes. Les contusions sont fréquentes, sans parler des fractures ou des accidents graves qui peuvent se produire au volant. Et si 12% à 48% des adultes connaissent au cours de leur vie un épisode de ce type, un sur trois parmi ces derniers récidive dans les trois ans. C’est donc un facteur d’anxiété, qui limite les activités quotidiennes (la conduite automobile en particulier).

Consulter absolument. La syncope peut être confondue avec d’autres pertes de connaissance : une crise d’épilepsie par exemple, ou un accident vasculaire cérébral. « Un patient qui souffre de syncopes doit consulter immédiatement son médecin, qui lui fera subir un interrogatoire et des examens cliniques » souligne le Dr Claude Kouakam, cardiologue rythmologue et responsable de l’Unité Syncopes au CHRU de Lille. Mesures de la pression artérielle, auscultation cardiaque, électrocardiogramme marqueront les premières étapes de cette recherche. Analyses sanguines ou examens neurologiques peuvent aussi aider dans le choix de la prise en charge.

Le cœur en cause ? Emotions fortes, station debout prolongée, stimulation de nerfs spécifiques au moment du rasage, passage de la position allongée à la position debout… peuvent tous engendrer ce type de malaise. Mais à l’origine de la moitié des cas, on retrouve un problème grave comme une anomalie cardiaque ou neurologique. Le pronostic vital peut alors être engagé. A ne pas prendre à la légère, donc !

  • Source : N Engl J Med, vol. 347 p.878. JACC, vol. 36 p. 181.

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