En 2015, l’Agence européenne du médicament (EMA) rendait un avis favorable pour utiliser le vaccin Mosquirix® en Afrique. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) confirme à son tour que le premier vaccin antipaludique au monde sera déployé dans le cadre de projets pilotes en Afrique subsaharienne. Les vaccinations devraient débuter en 2018.

Le vaccin, appelé RTS,S (ou Mosquirix®), agit contre P. falciparum qui est à l’origine de la forme la plus mortelle de paludisme dans le monde et ayant la plus grande prévalence en Afrique.

«Le déploiement de ce vaccin de première génération marque un tournant historique dans la lutte contre le paludisme», se réjouit le Dr Pedro Alonso, Directeur du Programme mondial de lutte antipaludique de l’OMS. «Ces projets fourniront les données en conditions réelles dont nous avons besoin pour prendre des décisions sur le déploiement du vaccin à grande échelle.»

Le RTS,S n’étant que partiellement efficace, il sera essentiel de rechercher le paludisme chez tout patient vacciné présentant une fièvre et de traiter tous ceux qui auront un diagnostic confirmant le paludisme avec des médicaments antipaludiques efficaces et de qualité.

Mosquirix® apparaît en outre comme un outil devant compléter l’ensemble des mesures de prévention, de diagnostic et de traitement recommandées par l’OMS. Il sera utilisé en association avec les interventions actuelles : moustiquaires à imprégnation durable, pulvérisations d’insecticide sur les murs à l’intérieur des habitations, traitement préventif pour les nourrissons et pendant la grossesse, tests de diagnostic rapide…

Le RTS,S a été mis au point dans le cadre d’un partenariat entre GlaxoSmithKline et la Malaria Vaccine Initiative (MVI) du PATH, avec l’appui de la Fondation Bill & Melinda Gates et d’un réseau de centres africains de recherche.

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